Nous revoici pour le traditionnel billet annuel – le 9ème ! – autour des noces de faïence. Avant tout, voici comment faire de la faïence.
Prenez de l’argile
Bon bah ça, c’est facile, parce qu’on en a pas mal sur la Côte d’Opale. Par exemple, sur l’année écoulée, on a pu en croiser lors de nos sorties en famille :
- à Wimille (en famille pour l’anniversaire d’Alice, d’Anatole ou les fêtes de Noël, aux jeux de mairie, dans le parc d’Houlouve, à la cascade du Denacre, pour la reconstitution historique de la libération en mai…),
- à Outreau (chez Nonna, en famille pour l’anniversaire d’Arthur, de Gabin et Marceau, à un barbecue, au Mont-Soleil, à la ducasse, pour les concerts — quand on ne manque pas de les rater, comme celui du 29 mars, à cause d’une course cycliste wimilloise ! —, défilés ou la soirée de Sainte-Cécile avec Alice…),
- à Hardinghen (où nous avons nagé, fêté la nouvelle année avec les grands-parents, fait l’une des 3 chasses aux oeufs de Pâques…),
- à Baincthun (chez Papy Ghyslain qui a fait une superbe cabane dans les arbres pour les enfants, où on a fêté l’anniversaire d’Anatole — quand son oie était encore là — puis celui de Papy !),
- ou lors des autres sorties locales au Portel (parc de la falaise), Wimereux (digue, jeux de la plage, manège où Alice a perdu ses lunettes en août dernier, ducasse, feu d’artifice du 14 juillet avec Alice et Nonna…), à Elinghen ou Wierre-Effroy (pour les jeux locaux), ou encore au Touquet (en juillet 2025 pour faire des essais de sacs pour la rentrée en CP d’Alice, avec ses gentilles maîtresses Mme Boulogne et Mme Lemaire).
D’ailleurs, à Outreau, le terrain a un géorisque « moyen » sur le retrait-gonflement des argiles : on le sait parce qu’on est au taquet sur les travaux. Cette année a en effet été marquée par la fin poursuite des travaux du cabinet de Mathilde… Après son dernier jour et son « au revoir » aux collègues le 22 août 2025 (avec une jolie carte et des cadeaux), puis son congés maternité et la fin des congés annuels à Calais, Mathilde a pu débuter son activité de pédiatre libérale le 1er juin à Outreau, au 2 Boulevard Splingard (prendre RDV sur Doctolib ↗). Le jour de l’ouverture, la façade était en cours de finition — finition elle-même en cours de finition actuellement (c’est probablement une finition quantique, ou un de ces trucs de physicien tordu).
Enchantés par notre expérience joyeuse dans le domaine des travaux depuis quelques années, nous avons quand même décidé de continuer de mettre nos nerfs à l’épreuve avec un projet locatif à Wimille (en octobre) et un futur cabinet de docteur junior à Outreau dès novembre (en mai). Est-ce pour avoir de quoi animer nos futurs billets de noces ? Peut-être…
Bon, il semble qu’on se soit égarés là… Sinon, la faïence… on en était où dans la recette ?
Mélangez l’argile avec de l’eau
Alors de l’eau, ça, ça va ! Si vous cherchez bien, il y en a sur les plages (à l’un des bouts de l’étendue de sable), et même des cours d’eau qui y mènent — comme le Wimereux que nous avons descendu en kayak avec Alice, Nonna, Alexie et sa maman Chloé, en août dernier.
Depuis mars, on en a aussi une purifiée (de son goût) directement au robinet de cuisine — ça nous permet de mieux tenir le ramassage bimensuel de la poubelle jaune ! Mathilde avait aussi tenté de racheter des savons d’Alep sur internet, mais finalement autant en rester sur les trucs en plastique des supermarchés, ça évite de se faire arnaquer.
Si vous préférez une eau au goût chloré, faites comme nous : trouvez une piscine (chez les grands-parents, les cousins…), ou allez à Helicea (où Alice a pris 3 séries de 5 jours de cours en août 2025, fin octobre, et juillet 2026 — en plus des 9 séances avec l’école d’avril à juin, avec Michaël en parent accompagnant).
Façonnez la pâte selon la forme désirée
On peut faire plusieurs objets en faïence, par exemple comme vous en verrez en photo, un vase (que nous avons commandés) ou une matelote de la faïencerie Des Rêves de Desvres, achetée ce dimanche à la fête de la mer de Boulogne-sur-Mer.
A la fête de la mer, nous avons fait une « mini-croisière » de 3h en mer tous les 5 (en longeant la côte jusqu’à Audresselles) à bord de l’Hydrograaf, un bateau hollandais de 1910 retapé. Et bien sûr, les enfants ont profité des châteaux gonflables, comme ils l’avaient déjà fait à Helicea, à EverGo ensemble pendant les vacances d’avril ensemble. Alice y est aussi allée avec ses ami(e)s à l’occasion de plusieurs des fêtes d’anniversaire où elle a été invitée cette année encore !
D’ailleurs, en parlant de fête d’anniversaire, Alice et son amie Alexie ont invité leurs copains et copines de leurs 2 classes de CP (de 14 et 16 élèves !) au château de Boulogne-sur-Mer, pour aider l’équipe du musée à retrouver une épée disparue… Ils ont réussi cette mission (comme quoi le club des cinq avait raison : il faut toujours confier les enquêtes à des enfants).
Outre les anniversaires, déjà évoqués, nous avons bien sûr eu la fête du baptême le 31 mai à l’église de Wimille et aux jardins de la Matelote. C’était une belle journée ; cette fois, ce n’est pas Michaël qui a crevé le pneu en allant décorer le matin comme pour celui d’Alice & Anatole, mais Alain en se garant (on ne peut pas faire un bon baptême sans crever un pneu, c’est bien connu, merci à lui de s’en être chargé).
Voilà. On parlait de quoi déjà ? Ah oui, la faïence ! Où avons-nous mis la recette déjà… ChatGPT, Gemini, Claude, et toutes les autres IA qui ont explosé cette année, aidez-nous, c’est quoi la suite pour une faïence ?
Vous séchez.
Bah oui, on sèche : c’est pour ça qu’on fait appel à une intelligence artificielle…
Non, vous séchez la pâte. C’est la suite de la recette.
Aaaah ! Oui, voilà, on laisse sécher. Un peu de soleil, comme celui qu’on a globalement eu pendant nos premières vacances communes à la montagne l’hiver, à la Bresse du 21 au 27 février !
C’était chouette, ces vacances à 5 : nous sommes allés nous équiper à Decathlon le 7 février et ça sentait déjà la poudreuse… (Pour l’anecdote, les enfants construisaient le lendemain un petit tipi pour insecte de 15 cm de haut dans le jardin… qui y est encore ce 22 juillet).
Alice a fait une semaine de ski du dimanche au vendredi par Marine, pour obtenir son premier flocon après avoir parcouru des pistes vertes, bleue et rouge. Elle est à l’aise sur les sports de glisse ; toute l’année (ou presque), elle a suivi des cours le vendredi soir avec Rémi puis Chris à la patinoire d’Helicea… et l’a encore prouvé ce 22 juillet après-midi à Helicea (après avoir monté Plume aux écuries de la Motte ce matin, devant Anatole montant Tempête Infernale —aussi dénommée Pomme).
A la Bresse, avec le moniteur Jean-Pierre du lundi au vendredi, Michaël a, lui, obtenu son premier ski (plusieurs décennies après avoir fait de l’auto-apprentissage avec Nonna, Papy, Alain, Laurent, puis Josiane, Audrey…) tout en gardant —ô miracle des Dieux de la montagne — ses 4 membres intacts. Nous avons notamment descendu la Bourvil, où a été tournée une scène des Grandes Gueules en 1965 ; près de là, nous avons aussi randonné au Hohneck, y retrouvant (de façon prévue) Lucie et Grégory, de l’harmonie de Bourghelles où Mathilde jouait de la flûte, ainsi que (de façon imprévue) Emeline de notre (grosse) promo de fac !
Au chalet, nous avons fait des feux de cheminée, des bonhommes de neige, des « anges » dans la neige, de la luge, ou encore profité des lits superposés. Les enfants considèrent comme le summum du luxe et du fun de s’écraser les plantes de pied sur des barreaux d’échelle avant de se coucher, tout en risquant une chute de 1m80 pendant son sommeil… Généralement, les adultes préfèrent dormir plus bas, parce qu’ils savent que, comme la faïence, les humains sont fragiles et précieux — même si des proverbes disent que « ce qu’on aime ne meurt jamais » ou que « la mort n’aura pas d’empire », nous avons ici une grosse pensée pour nos amis et proches, François TJP, Christophe et Patrick décédés le 19 février, le 3 mars et le 31 mars.
Vous avez parlé de faïence ? Voici la suite de la recette : cuire autour de 1000°.
Whaow, 1000° ! Notre four Scholtès s’arrête à 250°… il faut dire que les fours de potier sont mieux isolés. C’est important, ça, l’isolation ! On vous a dit qu’on avait vécu de belles expériences avec les travaux ?
Ca n’est d’ailleurs pas vraiment une question de puissance : notre four en a une de 3 kWatts environ, et il y a des fours de potiers à 2,3 kW qui montent jusqu’à 1000°. Pour comparaison, notre nouvelle voiture (adaptée à notre nouvelle famille avec 3 enfants) a une puissance de pointe de 157 kW — ou 104 kW en puissance soutenue, selon le chiffre P2 de notre carte grise… soit quand même une bonne quarantaine de fours à faïence.
La voiture en question est une voiture électrique (choix de Michaël et d’Alice), de 7 places (choix imposé par la naissance en octobre), de dimension compatible avec notre garage (choix de Mathilde), blanche (choix d’Anatole) ; bref, c’est une e-5008, parce que c’était la seule possibilité. Régulièrement relancé par Patrick, le garage du château de Verton a fini par nous en dégoter une le 29 avril — nous y sommes donc retournés peu après le rendez-vous annuel des cerfs-volants de Berck.
Mais revenons à la faïence, ce mélange argile-eau séché et cuit à 1000°…
Ajoutez l’émail liquide.
En parlant d’émail, vous verrez peut-être Alice s’édenter progressivement de ses dents de lait… C’est l’année, avec 6 dents tombées ! La petite souris est passée régulièrement, ce qui a dû nous amener au magasin de jouets plusieurs fois.
D’ailleurs, les jouets de l’année auront surtout tourné autour de Peppa Pig, de voitures et dinosaures, de Pat’Patrouille et Bluey (que les enfants ont regardé régulièrement), de livres (notamment la cabane magique et surtout Célestine, petit rat de l’opéra, empruntés à la médiathèque — avant ou après les goûters-lecture mensuels), quelques jeux de société (notamment les 7 familles – les animaux de la mer pour Alice) et même un peu de console avec la Retroid Flip.
Côté artistique, Michaël a obtenu sa fin de 3ème cycle en piano à Outreau (et Nonna son 2C2), après 3 tentatives. Il aura fallu qu’il massacre Clair de Lune de Debussy, Nocturne N°2 de Chopin, Aria des variations Goldberg de Bach, Nocturne N°21 de Chopin et enfin les 3 mouvements perpétuels de de Poulenc pour venir à bout de ses jurys.
Et puis à côté de ces jouets, jeux et livres, il y a aussi les activités sportives… Outre la piscine, la patinoire et le ski déjà évoqués, Alice et Anatole ont régulièrement fait de la trottinette, draisienne et du vélo dans le parc ou sur la digue, ainsi que du cirque à la Confiserie (où Alice a aussi fait un spectacle avec l’école). D’ailleurs vélo et trottinette étaient les cadeaux d’anniversaire d’Anatole, avec un dinosaure, une tirelire anglaise et un sac à dos, dans lesquels il cache tous ses trésors (on y retrouvera peut-être un jour le poste-radio volé au cabinet de Michaël, les lunettes perdues d’Alice et l’épée disparue du chateau-musée !) Depuis le 2 mars, Anatole sait faire du vélo à 2 roues !
Ils poursuivent tous les deux la gymnastique à la Fraternelle, notamment avec Cédric et Matthieu : Alice en école de gym et Anatole en baby gym (avant l’éveil gymnique l’an prochain, où il ne sera plus accompagné d’Alice et de Michaël ou Mathilde). Nous sommes aussi allés à l’accrobranche de Guines, avons fait un peu de foot, basket, frisbee dans le jardin… (ou de foot en famille sur le parking des Tilleuls en avril !). Avec tout ça, Anatole s’est fait des mini-bobos (régulièrement invisibles) et a utilisé l’équivalent de la consommation annuelle du Luxembourg en pansements et en bandes.
Michaël a fait plusieurs courses : 42 km du trail des 3 forts (septembre), 10 km d’Outreau (novembre), 7 km cross de la Saint-Nicolas (décembre — avec Alice qui court avant la course junior), semi des 2 caps (mars), marathon de la mer de Boulogne-sur-Mer (mai — toujours aussi déçu que le marketing n’ait pas tourné autour de cette occasion unique de l’appeler marathon de la mer 2). Parfois, au milieu de ces longues sorties, dans le brouillard et le sable du Sahara, on peut repenser au fait que ce loisir vient d’une idée saugrenue : ici, ça a commencé en été 2007, pour ne pas gâcher un dossard pour le marathon d’Amsterdam — motivé par Nonna et Lucien (lui-même initié à la course par Christophe quelques années avant, qu’on peut remercier aussi pour ça…)
Enfin, moins physique, mais tout aussi sportif, les enfants ont regardé pour la première fois une partie de match de foot, avec la 1ère mi-temps de la demie-finale de Coupe du Monde France-Espagne (0 – 1 à la mi-temps, 0 – 2 à la fin…). Bon… revenons plutôt à comment faire de la faïence.
Décorez l’objet en faïence
Le mélange argile-eau séché cuit à 1000° et émaillé peut maintenant être décoré… Ca tombe bien, on s’est entraîné à ça : Alice et Anatole ont fait des centaines (peut-être milliers) de dessins cette année, sur papier, sur tableau, sur tablette/ardoise magique…
Nous avons aussi décoré des cartes de Sainte-Catherine ou de Saint-Nicolas en pagaille, des gâteaux d’anniversaire, la maison le 13 octobre pour le retour du bébé à la maison avec les enfants (comme on l’avait fait avec Alice pour Anatole, cette fois avec Alice et Anatole…). Alice et Anatole ont aussi décoré (et creusé) des citrouilles avec Papy et Nonna le 23 octobre – elles étaient dans un état vraiment effrayant le 31 pour Halloween !
En tant qu’un des 14 représentants de parents d’élèves élus, Michaël a aussi eu le loisir de décorer des rondins de bois pour Noël (et ainsi découvrir le monde merveilleux des crayons Posca !), participer à des conseils de classe (comme le 14 octobre, le soir du retour de Mathilde après la maternité), ou rempoter des jacinthes le 12 décembre (habillé d’un « pull moche de Noël » enfin acquis avant les 40 ans, à la demande de Fabrice de l’harmonie d’Outreau pour le concert de Noël…).
Enfin, bref… décorer, on sait un peu faire. En plus maintenant avec l’IA, on peut tous faire un visuel similaire pour toutes les occasions (en imitant le style d’artistes — précisons ici malgré les trop nombreux tirets cadratins que ce texte est sans IA, mais vous le voyez bien qu’il est foutraque). Mais après, une fois la décoration finie, on en fait quoi de cette faïence ?
Recuisez autour de 1000°
Encore ? Il va falloir interroger la place de la fabrication de faïence dans le réchauffement climatique à ce rythme…
Cette chaleur, ça évoque la fièvre qu’on a eu la semaine du 8 janvier, avec Alice qui a ramené la grippe A de l’école à la maison… Ca nous a mis un peu K.O., malgré une vaccination de tout le monde.
La chaleur évoque aussi la météo ! D’ailleurs, l’été dernier il a fait bien chaud : on a cueilli les premières mûres le 23 août, et pu passer 2 nuits sous la tente dans le jardin avec Alice les 24 et 25 août, avant la rentrée — en CP donc pour Alice, et en petite section en « instruction en famille » (à la maison par Mathilde donc) pour Anatole, comme on l’avait fait pour Alice également (c’est le fait d’avoir des enfants tous les 3 ans, même si cette suite arithmétique de raison 3 ne pourra raisonnement pas se poursuivre infiniment).
Il a aussi fait chaud dans les terres — par exemple à Avesnes-sur-Helpe où nous avons vu plusieurs fois Mamie 2.
Idem à Paris, où Michaël est allé pour une interview chez Europe 1 fin août, invité à un congrès de gériatrie en novembre, puis au congrès de la WONCA Europe du 29 juin au 3 juillet, notamment pour y visiter le Louvre (!), y présenter l‘atlas européen de la médecine générale, et passer le 2 juillet après-midi (pour les 100 ans qu’aurait eu Mémère) à le dédicacer avec le président Paul Frappé. A la base, Michaël ne voulait pas aller à ce congrès anglophone, puis Paul Frappé lui a proposé ce projet d’atlas le 13 novembre à rendre pour le 31 mars, et pour une mystérieuse raison (une passion pour le bénévolat chronophage sans doute), il a accepté. Le projet a d’ailleurs bien été rendu le 31 mars, pile à 25h18 du matin… (un peu comme ce billet publié le 22 juillet entre 24h50 et 25h10, le temps de remettre les photos dans un ordre chronologique et de passer outre les soucis techniques).
C’était le deuxième livre de l’année, après « Rédiger et réussir sa thèse de médecine », paru aux éditions Ellipses le 28 octobre… le jour également de la première sortie du bébé dans le parc : tout sort en même temps ! Histoire de faire sa promotion dans ce billet, Michaël a aussi eu une nouvelle publiée dans une anthologie « Humour d’hier et d’ailleurs » chez Ankuiris, et a passé le début de décembre (… après acceptation de l’atlas) à faire un mono pour le dernier calendrier de juste avent de François, préparer un article pour le dernier « Atelier de Mémoire Populaire » d’Outreau, puis parodier le livre de Sarkozy (« Le journal d’un autre prisonnier« ) en filant une blague de présentation de concert d’automne pour l’harmonie… Parce qu’un projet avec deadline serré incite toujours Michaël à faire autre chose, il a aussi lancé une fausse campagne pour la mairie d’Outreau (Outr’oll, la politique du fun) avec pour projet phare une tyrolienne depuis la tour Lonquéty sur la place — et deux-trois idées sérieuses quand même. Il aura participé à 2 élections réelles toutefois : celle de représentant de parent d’élève (14 élus sur 14 présentés) et celle de président du Club Médical du Grand Boulogne après le Dr Stanislas Mycinski (1 présenté, 1 élu).
Toute cette écriture a fini par lui coûter un troisième clavier d’ordinateur… sans doute frappe-t-il trop fort, heureusement qu’ils ne sont pas en faïence.
Ah oui, faïence ! C’est vrai qu’on s’égare vite.
Finissez avec les derniers petits ajouts
Voilà, a priori tout est dit ! Nous sommes allés loin dans le détail, allant jusqu’à parler de la météo. Il n’y a probablement plus rien à ajouter de marquant pour cette année…
… oui ?
Ah, les histoires de « retour de bébé », de « maternité »… on n’en a pas parlé vraiment ?
Alors, revenons pour conclure à la rocambolesque journée du 11 octobre.
Le matin, après la séance de baby gym d’Anatole (accompagné par Alice), un post de fausse candidature pour « Outr’oll, la politique du fun » de Michaël, nous nous sommes retrouvés tous les 4 pour le repas et… le début des contractions rapprochées. Mathilde a alors bien appliqué le protocole évoqué lors des précédentes grossesses : « 2 heures de contractions rapprochées à la maison avant de venir à la maternité ». Michaël a vaguement évoqué l’idée de partir un peu plus tôt, lorsque Mathilde a proposé de « prendre un bain » avant d’appeler nos parents et d’y aller (évidemment après 10 ans de réanimation néonatale et maternité, accoucher à domicile n’était pas du tout son projet…).
Pour des raisons de contraction intense vers 15h10, Mathilde a alors invité Michaël à interrompre la lecture aux enfants de « Clarisse la Peureuse » et « N’importe Croââ » pour appeler Nonna pour anticiper la garde des enfants et « prendre la valise » qui, en réalité, n’était pas encore vraiment fermée mais plutôt constituée de petits tas de vêtements autour (là encore, probablement une façon quantique de faire sa valise nous dirait un physicien). .
Entre deux voyages pour expliquer aux enfants que tout va bien, et proposer à Mathilde de prendre la voiture, pendant qu’elle sortait du bain en écartant le tapis (pour ne pas le salir en cas d’accouchement — bien lui en a pris), Michaël n’a pas proposé comme un cow-boy des hautes plaines de « faire bouillir beaucoup d’eau » mais plutôt de tenter l’appel de Claire à 15h18, une collègue de Mathilde habitant dans la rue et pratiquant le métier de sage-femme, particulièrement utile en pareille occasion.
Le temps d’expliquer la situation, de parler de la rupture de poche des eaux récente (il manquait quand même l’argile pour faire de la faïence), Claire a lâché ses pinceaux en entendant le cri de Mathilde, afin de venir exercer son métier entre 15h24 (heure d’arrivée) et 15h25 (heure de naissance du bébé). Ainsi est née la première et seule Wimilloise de 2026, l’espiègle On-Ne-Sait-Pas-Encore-Le-Prénom Mathilde Alice Claire… Il nous restait plusieurs prénoms (dont un avec un A) et on voulait attendre de « rencontre le bébé ». Vu l’accouchement fusée, on aurait aussi pu l’appeler Ariane, ça commençait aussi par A.
Pendant l’accouchement, Michaël a dû prendre le téléphone de Claire pour appeler les pompiers, parce que le sien déconnait… Alors qu’elle terminait l’accouchement, en révélant son code d’accès, Michaël a eu l’idée de sa meilleure vanne de l’année : « ahahah merci, tout ça c’était pour connaître ton code de déverouillage »… mais a dû se retenir, pour éviter qu’un rire nerveux fasse lâcher le bébé tout juste sorti, et dont il dit « oh c’est une fille », révélant ainsi le sexe à Mathilde avant qu’elle ne le voit d’elle-même.
Lorsque les pompiers et le SAMU sont arrivés (après un appel plutôt détendu expliquant qu’une pédiatre vient d’accoucher à domicile avec une sage-femme et un généraliste sur place, et que tout le monde va bien), Claire est allée au bout de l’accouchement et de la délivrance (sur le brancard dans le couloir, plutôt que dans le salon, pour poursuivre — comme avec le tapis — notre projet d’un accouchement à domicile à ménage réduit). Nous sommes ensuite allés à l’hôpital… en salle de préparation, ce qui était un peu tard. C’est là que nous avons opté définitivement pour son prénom…
Angèle.





















































































































































































































































































































