Princesse et cow-boy : un conte de fées moderne…

22 octobre, 14h.
H-2 avant le concert d’automne. H+1h30 depuis le réveil…
Nous revenons du (super) mariage de Laurence et Nicolas, et ce ne sont pas nos 5-6 heures de sommeil qui vont nous aider pour la tâche capitale qui nous attend : remplir ce blog pour notre 3ème mois de mariage.
Est-ce que nous allons écrire un billet pour le 22 octobre, ou pouvons-nous nous contenter du contenu mis en ligne depuis le 22 septembre sur le GR20 ? Est-ce que nous ne risquons pas de perdre nos 15 abonnés, qui pourraient croire que le blog est « fini » (le sera-t-il un jour ?) alors qu’il y a encore des photos de mariage, vidéos de GR20 à mettre en ligne…
Afin de chercher l’inspiration, Michaël s’est promené dans son dossier « Mariage > Photos et vidéos » de 55,2 Go. (Oui, c’est beaucoup, et le projet de notre semaine commune de vacances à venir est d’en faire une petite sélection !). L’idée de ce billet s’est imposée tout naturellement en voyant Mathilde déguisée en princesse sombrant dans l’alcoolisme festif.

Petit retour en arrière donc… avec une présentation en photos de nos enterrements de vie de célibataires (samedi 15 juillet pour Michaël et jeudi 20 juillet pour Mathilde). Nous avons souhaité que ça reste assez soft vu la proximité avec le mariage (nous avons vu la trilogie Very Bad Trip, merci…)

Pour Michaël, la journée a commencé vers 15h, par un paint-ball à Longvilliers, avec Brian (témoin-organisateur), Alain, Laurent et Marc.

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Nous sommes au centre à peu près – Brian et moi en jaune ; Laurent, Marc et Alain dans l’équipe adverse…

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C’était très sympa, nous avons fait des « missions » (récupérer un drapeau pour le placer à un endroit stratégique en général), et avons fini par un « tir aux lapins », sachant que le lagomorphe, c’était moi (et un autre marié)…

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J’ai (volontairement) l’air contrarié sur cette photo : c’est sûrement dû au fait que je suis en train de partir à la guerre à 1 contre 30, avec un gilet jaune fluo. 

Deux heures de fun au paintball (et quelques ecchymoses) plus tard, il était temps de remettre quelques habits choisis par Brian et Vinciane.

Les goûts vestimentaires de Brian sont particulièrement étonnants.
Les goûts vestimentaires de Brian sont particulièrement étonnants. (Les chaussures sont les miennes,  et il avait insisté pour que je les prenne…)

Nous avons choisi d’aller dans la ville la plus proche où cette tenue peut éventuellement lancer une nouvelle mode : Le Touquet.

Arnaud nous a rejoint au Touquet !
Arnaud nous a rejoint au Touquet ! 
Premier bar
Premier bar : L’Impasse.
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A raison de 2 mojitos par paille, nous sommes ici au 2ème (et dernier) mojito du premier bar.
Pinkiana Jones et la Dernière Chouffe
Pinkiana Jones et la Dernière Chouffe

Comme il était l’heure de manger, nous sommes allés dans un autre bar (La Régie) qui – hélas – ne servait que des boissons. Brian a feint la surprise et commandé un vase de mojito en consolation.

Pour l'échelle, il y a une pièce de 1 euro à côté...
Pour l’échelle, il y a une pièce de 1 euro à côté… C’est un vase. 
Le futur marié. Un message d'espoir envoyé à tous les célibataires du monde.
Le futur marié. Un message d’espoir envoyé à tous les célibataires du monde.
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L’heure du bain…
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La piscine, ça creuse.

A 22h30, il commençait à se faire tard pour manger dans un restaurant ; résigné à ce que nous ne mangions pas, Marc nous a quitté à ce moment-là… et le temps qu’il arrive à sa voiture, nous nous étions déjà rabattus sur les 3 dernière pizzas d’un comptoir de ventes de pizzas à emporter.

Le projet était ensuite d’aller au Chattam, mais l’ouvreur n’a pas voulu ouvrir. J’imagine que mes comparses ne respectaient pas le dress code local. Tant pis ! Nous avons fini la soirée au Street Café.

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Pendant que les autres enchaînent les bières, je reste dans les cocktails (seul alcool qui passe facilement), avec cette Pina Colada – histoire de varier un peu…
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… je finis par un retour aux sources, avec un mojito au bout de cette longue paille faite de celles récupérées avec les 3 précédents !

Enfin, nous rentrons – mais avant, nous passons à proximité de l’hôtel Westminster (qui a fermé ses portes à notre approche !) et de la villa de notre Président actuel, gardée par un car de CRS…

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« Chef, il y a un… euh… ça n’a pas l’air menaçant, mais en même temps, je ne sais pas si on doit le consigner quelque part ».

5 jours plus tard, c’était au tour de Mathilde ! L’enterrement de vie de jeune fille a commencé vers 19h30 (il y aura donc un peu moins de photos que pour Michaël…).

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Dix accompagnantes pour la future mariée : Ludivine, Josiane, Cécile, Léa, Marie, Audrey, Clémence, Vinciane, Vanessa et Patricia.
Voilà un couple bien assorti !
Ludivine m’a demandé de venir sur le parking en tenue adéquate pour quelques photos souvenirs… Nous formons décidément un couple bien assorti. 
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Nous avons eu des T-shirts à notre effigie – et comme vous avez pu le voir dans les billets précédents, nous les avons pris pour le GR20 !

Afin d’éviter les ecchymoses à 36 heures du mariage, les filles ont opté pour un Laser Game ! Mathilde a servi de cible également et son équipe n’a pas vraiment pu gagner du coup…

Après l’effort, le réconfort a été trouvé au restaurant « Chuck Wagon ».

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La décoration western était peut-être en lien avec la tenue du futur époux…
LA photo qui a donné le thème de ce billet...
LA photo qui a donné le thème de ce billet…
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C’est peut-être un détail pour vous, mais en fait nous ne buvons quasiment jamais d’alcool. Alors la moindre bière/mojito peut nous rendre rapidement pompette…
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Qu’est-ce que je vous disais !
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Pas de voilage au mariage, mais pour l’enterrement de vie de célibataire, c’était moustiquaire intégrale.

Après une « partie de sonnettes » en ville, les filles sont rentrées vers 0h30, et les futurs époux se sont retrouvés… leur vie de célibataires définitivement derrière eux.

Les retrouvailles !
Les retrouvailles !

 

Le GR20 – J12 à J15 – De Porto-Vecchio à Lille

Petit billet bonus !
Samedi 5 août
Le matin, nous nous réveillons dans un vrai lit et sans la perspective de 12h de marche ! Nous fêtons tout ça par un petit-déjeuner puis un repas copieux, avec un cocktail et tout et tout ! Nous nous disons qu’il va quand même falloir freiner notre rythme en sodas et chocolateries (l’essentiel de notre alimentation sur le GR20). Mais pas forcément aujourd’hui, ahah !
Nous passons la journée sur le transat, et profitons un peu de l’eau.
Nous sommes trop fatigués pour faire quoi que ce soit de productif – à part commencer à trier les photos (globalement celles que vous avez vu ici !) et continuer à lire le roman que Michaël avait pris – histoire de tout rentabiliser !
Le soir, après une journée si reposante, nous n’avons pas très faim. Nous prenons 2 crêpes… et Mathilde ne mange pas, car elle ne se sent pas très bien.
Nous pouvons commencer à dater ici les désagréments digestifs probablement liés à notre court séjour à Asinau.

Dimanche 6 août au mardi 8 août
Dès le dimanche matin, nous sommes malades tous les deux, et notre état s’améliore progressivement jusqu’au mardi soir (Mathilde un peu plus rapidement). Nous mangeons en général un plat pour deux (une salade ou une pizza pour deux, une assiette de fruits…). Ce voyage en Corse ne nous aura pas coûté très cher quant aux logements ou à l’alimentation !
Le reste du temps, nous ne faisons pas grand-chose : nous nous traînons de la villa au transat, du transat au restaurant, du restaurant à la villa… Nous allons un peu sur internet tous les deux ; Michaël joue à Mario Run, trie un peu les photos, lit quelques pages, patauge parfois dans la piscine (Mathilde aussi un peu), mais c’est vraiment le minimum en temps normal et le maximum dans notre état !
Le mardi, nous faisons une lessive pour nos vêtements du GR20, histoire que nos sacs soient acceptés dans l’avion de retour.

Mercredi 9 août
C’est notre dernier jour et nous commençons à aller mieux, nous décidons d’explorer un peu l’environnement et allons au Ranch’O Plage à Calla Rossa pour 11h. Il s’agit d’une belle plage sur la partie nord du port de Porto-Vecchio – ville que nous découvrirons uniquement en taxi en allant jusqu’à Figari. A l’aéroport, nous nous achetons 2 T-Shirts GR20 en souvenir – les seuls, à part 4 cailloux (le meilleur souvenir du GR20 est forcément un caillou) et 2 cartes postales. Notre avion a du retard ; jaloux, notre train l’imite. A l’aéroport, les bâtons de marche de Michaël ne sont plus attachés à sac (EasyJet, contrairement à AirFrance, n’emballe pas les sacs de randonnée – ça craint !)… Finalement, Mathilde les aperçoit : ils ont été replacés au-dessus de son sac ! Nous arrivons à Lille vers 22h30… et notre (reposant et romantique) voyage de noces s’achève ici ! 

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D’après les guides, qu’on adore désormais…
Pas d’étape supplémentaire : Vous avez fini de lire ! Ce blog ne touche aucune subvention d’une entreprise de soda à canette rouge malgré le nombre d’occurrences sur les photos. Merci d’avoir suivi notre petite épopée sur l’île de Beauté ! 🙂 

Le GR20 – J11 – D’Asinau à Porto-Vecchio

Vendredi 4 août
Le vent a soufflé jusqu’au petit matin et la tente était installée à moitié en pente : bref, nous avons encore passé une merveilleuse nuit, un peu fraîche, tellement réparatrice qu’il ne nous apparait pas utile d’insister au-delà de 5h45.
Après la traditionnelle demi-heure de repli des bagages (avant qu’ils ne s’envolent), nous retrouvons les mouches de la tente pour le petit-déjeuner, et nous nous mettons en route vers 6h40. La qualité de cette nuit nous incite à aller le plus vite possible à l’hôtel, et donc d’essayer de reproduire l’exploit de la veille : doubler une étape…

La quinzième consiste en une longue descente de 1500m à 1000m, mais avec plusieurs « rebonds » jusqu’à 1200m (au total, nous avons 840m de dénivelé positif pour une étape qui est censée commencer à nous ramener vers la ville !) Pour nous aider moralement, le premier panneau indique que « Foce di Bavedda » est à 3h de route (il est 7h14) et le suivant nous l’indique à 4h (il est 8h29). A priori, nous avons donc pris l’itinéraire long… Peu à peu, l’eau nous manque et nous utilisons une pastille de purification après avoir pris de l’eau à une source (seul Michaël en boit un peu).

Nous arrivons vers 12h15 au restaurant des Aiguilles de Bavella, sur un site touristique, où nous prenons une bonne assiette de spaghettis à la bavera (tous les repas du soir que nous avons eu étaient à base de pâtes, ça a un côté très italien qui n’est pas pour nous déplaire !) Nous prenons également 2 crêpes au nutella en dessert, parce que c’est évidemment un plat idéal avant de faire un semi-marathon. Nous sommes parmi les très rares randonneurs du GR20, perdus dans une foule de touristes et promeneurs : nous avons un peu l’impression que quelqu’un a fait un cinq ou un huit et nous a délivré de Jumanji…

Nous repartons plus d’une heure plus tard – rechargés en eau des sanitaires donc ! – et arrivons au dernier refuge à 15h30 : Paliri. Ils ont nettoyé leur cuve à eau le matin donc ils n’ont plus de douche ni de source – il reste un tuyau à petit débit où nous pouvons refaire à nouveau le plein en eau, canicule oblige. Nous faisons une pause pour le goûter et nous posons la question de faire la dernière étape…
Mathilde se dit : « Ne t’inquiète pas pour le lendemain, à chaque jour suffit sa peine » ; Michaël pense : « Ce qui sera fait aujourd’hui ne sera plus à faire demain ». Les deux idées sont difficiles à associer !
Nous décidons de repartir, malgré l’heure avancée : encore une fois, nous avons déjà raté la nuit d’hôtel hier soir, et le GR20 commence à se fermer derrière nous (nous craignons de ne plus pouvoir partir si on attend encore). Normalement la dernière étape est fermée à cause de la canicule, mais à cette heure-ci, le soleil tape moins donc nous pouvons y aller…

– Mais vous avez du courage, moi je ne le ferais pas… (nous dit l’employé du refuge).
– Et c’est facile comme on imagine la dernière étape ? C’est tout en descente normalement… Je veux dire, il n’y a plus de cailloux ou de trucs comme ça ? (demande Michaël, plein d’espoir).
– Eh si mon gars ! Ca se mérite, le GR20 ! Il y a toujours des cailloux ! Jusqu’au bout !

Après le départ pour la seizième et dernière étape à 16h25, nous appelons l’hôtel Kilina pour les prévenir de notre arrivée nocturne (21h30 au mieux à Conca, donc 22h à l’hôtel) – la chambre sera ouverte et une enveloppe nous attendra sur la porte de l’accueil.
L’étape débute assez facilement, mais elle comporte encore quelques montées raides un peu inattendues – comme nous l’annonce un couple qui monte à Paliri (par exemple au 4ème kilomètre, nous remontons à notre altitude de 1000m, puis ce sont des petits dénivelés de 20-30m qui se succèdent et nous épuisent les jambes et le moral…)
Par la suite, les courts plateaux enchaînent avec les descentes sur des cailloux, des rochers, des pierres, et tout ce qui nécessite d’être vigilant quand on porte un sac de plus de 10 kg. Mathilde a de plus en plus mal dans les descentes et reste prudente (comme Michaël à J6) : nous avançons donc lentement. Après avoir écouté les playlists du téléphone de Michaël les deux jours précédents (une idée efficace pour se redonner de la force quand nous étions épuisés !), nous attaquons celle de Mathilde. A 20h, nous sommes à 691m, à 4,5 km de Conca à vol d’oiseau… Une petite heure plus tard, nous commençons à allumer nos lampes frontales. 

Vers 21h30, à l’heure prévue d’arrivée, nous sommes encore en pleine descente, a priori à 1h du bout… Michaël commence à appeler plusieurs numéros de taxis : aucun n’est disponible pour une course vers 23h de Conca à Porto-Vecchio ! Gloups… Tout ça pour dormir à Conca ?! Alors que nous sommes encore autour de 500m d’altitude, le moral de Mathilde fait déjà de l’apnée dans la Méditerranée.
Finalement, après 5-6 appels, nous obtenons le numéro de téléphone de Mathieu, un chauffeur de taxi Corse qui bosse parfois les nuits. Il accepte de nous conduire à l’hôtel…
Bien… Le dernier problème reste donc de finir le GR20 ! La dernière heure reste pénible jusqu’au bout. Nous traversons enfin la Bocca d’Usciolu à 22h et voyons la ville en contrebas ! Une demi heure plus tard, nous arrivons enfin sur la route départementale de Conca. Et… et c’est tout ? Aucune banderole pour nous accueillir ? Où est le panneau de félicitations que nous avons vu sur le Facebook d’un ami qui l’a fini l’été dernier ?!

Mais nous ne sommes pas encore perdus… Il reste des marques blanches et rouges ! Tels deux lemmings, nous poursuivons sans fin sur la route indiquée… Pendant 20 minutes, nous serpentons littéralement à travers la ville, passons près d’un restaurant « Soleil Levant », autour de l’église, dans la moitié des rues de la ville… C’est une fin particulièrement étrange, puis les marques s’arrêtent. Et nous arrivons au gîte d’étape de Conca.

– Cliente : Vous avez fait le GR20 ?
– Nous (en fait Michaël, Mathilde était assise) : Oui !
– Client : Depuis Vizzavona ?
– Nous : Non, depuis Calenzana !
– Cliente : Ah, en entier ! C’est bien, ça ! Bravo ! Vous devez être contents… Et en combien de jours ?
– Nous : 11 jours…
– Cliente : Bravo ! Reposez-vous bien !

Tu m’étonnes !
Après avoir demandé une dizaine de fois à Mathilde si elle en voulait un, Michaël va s’acheter un Coca-Cola (c’est moins cher ici que sur les étapes du Sud, elles-mêmes moins chères qu’au Nord…) Il en profite pour demander à la barmaid où est le panneau d’arrivée, celui qui dit « vous avez parcouru environ 180 km » (193 km selon le GPS de Mathilde, 251 selon celui de Michaël qui semble posséder des gènes marseillais).

– Ah le panneau d’arrivée ! Vous l’avez raté : il est sur un des murs du « Soleil Levant ».

Bon, tant pis… Cinq minutes de marche aller-retour, c’est un peu trop pour une photo ! Nous en faisons quelques-unes, assis piteusement avec nos lampes frontales sur le parking du gîte.
Nous avons fini le GR20… Ca y est !

Le taxi arrive vers 23h15. Il nous félicite et nous nous excusons pour notre état… « C’est pas grave, ça se nettoie les sièges ! » nous répond-il. Il s’étonne que nous ayons fini le GR20 car il a entendu dire qu’il était fermé intégralement et qu’il y avait des évacuations dans tous les sens…
25 minutes plus tard et pour à peine plus cher que le taxi à l’aller (45€), nous arrivons à l’hôtel Kilina. Sa piscine et ses lumières bleues nous promettent un beau séjour…
Notre appartement nous attend… forcément tout au bout du parc !
Après une bonne douche, nous massons ces jambes et pieds qui ont parcouru plus de 30 km aujourd’hui – la plus longue distance du GR20. Nous avons réussi à doubler une étape, deux fois de suite… Et ce soir, nous dormons dans un vrai matelas ; Mathilde est contente et remercie Michaël d’avoir insisté pour finir, malgré tout. Aucun vent à l’extérieur, pas de cailloux sous notre dos. Eh bien, vous savez quoi ?

On a bien dormi.

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D’après les guides que nous aimons bien un peu finalement…
Etape 15 : d’Asinau (1540m) à Paliri (1050m) : 840m de dénivelé (1300m de descente) sur 15,7 km, prévu en 6h

Etape 16 : de Paliri (1050m) à Conca (225m) : 530m de dénivelé (1320m de descente) sur 14 km, prévu en 5h30 

Le GR20 – J10 – D’Usciolu à Asinau

Jeudi 3 août
Cette double étape est sans nulle doute la plus difficile du Sud, car la plus longue. Comme nous le disons depuis le début, nous avions 3 guides à disposition :

  • le classique topo-guide (Fédération française de Randonnée) qui fait le GR20 en 16 jours : il coupe cette étape à A Matalza ;
  • le guide « GR20 : le grand chemin » (Albiana), un peu plus littéraire avec des photos de faune et flore qui finit le GR20 en 15 jours et double cette étape ;
  • enfin, nous avons pris en photo les relevés de dénivelés dans « le guide du GR20 » (Clémentine Evasion) qui tronçonne le GR20 en 16 étapes et arrête celle du jour à I Croci.

Prévoyants et optimistes (nous allons réussir enfin à doubler une étape !), nous nous sommes donc encore levés vers 6h20 pour prendre la route une petite heure plus tard. C’est aussi un moyen d’éviter un peu les trop fortes chaleurs – le 1er août ayant eu le record de la nuit la plus chaude jamais enregistrée en France par exemple…

Nous pouvons partir et nous laissons derrière nous (sur notre droite) les feux de forêt qui sont contenus à deux endroits mais s’étendent vers le Nord, et ne pourront pas être éteints avant plusieurs jours. Dans les pins, les incendies se disséminent rapidement et peuvent sauter de plusieurs centaines de mètres au gré du vent et des projections de pommes de pin ! Au total, il y aura eu 38 incendies en Corse (souvent par malveillance) entre notre départ et notre retour – sans compter ceux encore actifs déclenchés avant…

38 incendies en Corse sur notre séjour (d'après le site http://www.promethee.com/incendies)
38 incendies en Corse sur notre séjour (d’après le site http://www.promethee.com/incendies) ; 2B = Haute-Corse (Nord), 2A = Corse-du-Sud (Sud), sachant que nous étions en 2B avant le 31 juillet et en 2A ensuite.
Au début du parcours, nous rencontrons des randonneurs qui viennent du Sud et ont dû faire demi-tour hier (il ne leur a pas été autorisé d’aller jusqu’à Usciolu)… Ils savent qu’ils resteront bloqués là car les étapes suivantes sont fermées pour quelques jours.

L’étape commence sur des crêtes pendant 4 km, avec des passages particulièrement techniques qui nous rappellent un peu les premiers jours… Au pied d’une falaise, Michaël trouve des lunettes de soleil.

Une fois le passage en crêtes passé, nous descendons vers 1300m jusqu’aux bergeries de Bassetta, près d’A Matalza. C’est l’occasion de s’arrêter de 13h à 13h45 pour manger un bon repas et discuter avec un sympathique berger, qui s’intéresse à notre parcours. De façon amusante, l’autre responsable du gîte-restaurant ne connait pas bien le GR20 (il n’y a qu’une petite vingtaine de lieux où s’arrêter pour le sentier, donc on imagine à tord que tous ceux qui en vivent le connaissent par coeur !)

Nous repartons en direction d’I Croci où nous arrivons vers 15h20, après un parcours assez agréable. Michaël montre les lunettes de soleil récupérées, mais le propriétaire n’est pas là. Le responsable du site dit que ça serait peut-être à quelqu’un venu la veille et qui serait donc plutôt parti vers le nord à Usciolu (on s’en fiche un peu, mais c’est juste pour que vous compreniez pourquoi j’ai 2 paires de lunettes de soleil sur les photos !)… Le même responsable, en nous vendant 2 Ice Tea, nous met en garde…

– Vous devriez rester ici…
– Oui, mais nous avons un hôtel réservé à partir d…
– C’est la canicule, ça tape encore fort à 16h !
– Oui, mais l’hôt…
– Le refuge d’Asinau a brûlé il y a quelques années, il ne reste plus que des tentes…

Malgré tout, nous avons envie de finir ce GR20 pour enfin mettre nos pieds dans la piscine de l’hôtel Kilina ! Nous en avons d’ailleurs appelé la réception le matin, pour leur signaler que nous ne serions pas là ce soir, mais que nous arriverions sans doute demain soir (bel optimisme !) ou samedi matin – « merci de nous garder notre réservation » ! Nous avons d’ailleurs profité du réseau téléphonique pour envoyer un message d’anniversaire à Brian (comme hier nous avions souhaité l’anniversaire de mariage d’Alain et Cécile, et appelé nos parents, histoire de rester en contact avec la civilisation !)

Nous repartons donc à 15h50 pour l’étape 14 qui monte de 1545m à 2025m en 5,5 km (encore une pente à 10° donc) annoncés en 2h30 sur les panneaux indicateurs. Cette première partie est assez plate et agréable. Nous croisons un randonneur qui cherche ses amis et nous demande de les guider le cas échéant… Nous les voyons 30 minutes plus tard, et leur parlons. En échange de notre information, ils nous révèlent les plus grands secrets d’Asinau…

– Ne prenez pas d’eau à Asinau ! Si vous en prenez, mettez des pastilles de décontamination… Vous en avez ?
– Euh, non…
– Tenez, prenez-en. Il faut laisser 30 minutes agir. Mais surtout, surtout, ne prenez pas d’eau ! Tous ceux qui en ont bu chient vert depuis.

Je reprends leurs mots, je suis désolé… La montée au-delà des 1800m est comme toujours plus ardue, avec des gros cailloux, des passages plus raides.
Néanmoins, pile dans les temps malgré nos petites pauses alimentaires ou digestives (c’est dur de marcher après la bergerie), nous arrivons au col Bocca Stazzunara à 18h20 – le dernier sommet de plus de 2000m du GR20 ! De là, nous avons la possibilité de monter à l’Alcudina (2134m), le plus haut sommet de la Corse-du-Sud ; toutefois, comme pour le Monte Cintu (2706m) en Haute-Corse, nous savons résister à ce genre de petits plaisirs, merci pour la proposition.

Il nous reste ensuite 1,8 km pour redescendre à 1540m (soit plus de 25°, la moitié du taux d’alcool dans les boissons consommées quotidiennement par les concepteurs du parcours).
Moralement, cette dernière partie est un peu compliquée car :

  1. tout le monde nous a dit que la descente était raide et difficile,
  2. nous voyons le refuge depuis le sommet (comme souvent, et c’est dur de le voir si près et si loin…)
  3. le guide nous indique 1h de descente, le panneau indicateur 1h30… vous verrez sur les photos où nous en sommes à 1h30 !
  4. nous croisons plusieurs randonneurs qui ont fait la montée en 1h30 et nous descendons maintenant moins vite que nous montons ;
  5. ces randonneurs nous disent qu’ils sont partis tard d’Asinau dans l’espoir de rejoindre I Croci, car « ils ne veulent pas rester dormir là », ce qui commence à faire beaucoup pour un seul site.

Comme attendu, la dernière descente est donc particulièrement difficile pour les pieds et pour le moral.

– Mathilde (en s’asseyant dans une pente à 25°) : « Ca fait 1h30 qu’on marche et on est encore super loin ! Je m’en fiche, je m’arrête là. »
– Michaël : « On ne peut pas mettre la tente ici… »
– Mathilde : « Je me mets dans le sac de couchage et je finirai demain ! Et il est hors de question qu’on double demain ! »

Une fois la fatigue surmontée temporairement, nous nous remettons en marche et arrivons au refuge à 20h20 après plus de 20 km (22 km selon le tracé, 21 km selon le GPS de Mathilde et 25 km selon celui de Michaël…) – soit notre 2ème plus longue distance après le 1er août (où nous en avions fait 7 de plus environ) ! L’étape 14 n’aura duré que 4h30 sur les 4h annoncées sur les panneaux, ça n’est pas si mal finalement !
Comme attendu, le lieu n’est pas étoilé au guide Michelin et un hygiéniste ne tiendrait pas 10 minutes avant de fuir en courant. Contrairement à ce qu’on avait compris, le gardien est toutefois sympa et accepte de nous préparer un repas du soir rien que pour nous…
La douche ne nous inspire pas confiance donc nous décidons de passer notre tour. Nous avons gardé un peu d’eau depuis I Croci, donc nous ne rechargeons ni nos gourdes ni nos poches à eau pour éviter d’être malades – il ne manquerait plus que ça pour valider toutes les cases de « pire voyage de noces de tous les temps », ahah !

A Asinau, trouver un emplacement a aussi été le dernier défi de la journée : là encore, nous avons eu la chance de trouver un lieu particulièrement proche de déjections canines, étrangement délaissé par les autres randonneurs. Le vent souffle, et il est déjà difficile de monter la tente… ça promet pour la nuit ! Avec un peu de chance, ce sera la dernière sous la tente… mais ça, vous le saurez demain !

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D’après les guides, dont 2 séparaient les étapes, et le troisième les réunissait
Etape 13 : d’Usciolu (1745m) à I Croci (1545m) : 790m de dénivelé (990m de descente) sur 14,7 km, prévu en 6h

Etape 14 : d’I Croci (1545m) à Asinau (1540m) : 550m de dénivelé (560m de descente) sur 7,3 km, prévu en 3h30 

Pssst, joyeux anniversaire de 20 ans à Clémence ! 

Le GR20 – J9 – De Bocca di Verde à Usciolu

Mercredi 2 août
Le rendez-vous pour le petit-déjeuner est à 7h, non négociable. Nous nous levons un peu plus tôt, avec le rituel habituel :

  • « gzzrslprigervin, qu’est-ce qu’on fait là ? Il est trop tôôôôôôôt ! « 
  • Mathilde ouvre la tente et met ses affaires à l’extérieur (chaussures, bâtons, sac à dos, sac de couchage, matelas…)
  • Michaël émerge 5 minutes après, récupère ses lunettes en équilibre sur son sac pour éviter de les casser, range le chargeur externe, enfile un vêtement un peu chaud, remets les chaussettes de la veille en se disant qu’il serait peut-être temps de permuter avec une des deux autres paires, et sors ses affaires comme Mathilde,
  • Mathilde roule les sacs de couchages et matelas ; Michaël replie la tente ; tous deux tentent de les ranger dans leurs emballages respectifs, et Michaël arrache de plus en plus la toile du sac (qui avait été abîmé lors d’une descente facile à J6)…

Pendant ce temps, les sacs chutent invariablement dans le sable ou la terre, et deviennent très poussiéreux. Afin d’éviter de salir nos sacs de couchage, nous nous douchons le soir (hors bivouac) ; mais en pratique, après avoir rangé les affaires et avoir mis notre sac sur le dos, nous sommes déjà moins propres à 7h du matin ici que si nous avions une coupure d’eau pendant 1 semaine chez nous…

Après le petit-déjeuner commun, nous grimpons d’environ 500 mètres pour arriver au refuge de Prati, un peu avant 10h. Nous achetons notre repas du midi (salades et snickers) et nous nous asseyons quelques minutes.
Mathilde boit un jus d’orange pour compléter le petit-déj’, et Michaël un Coca-cola qu’il a brillamment réussi à faire tomber sur un rocher, et qui fuit donc par le côté. Bien sûr, il s’agit d’un Coca « normal » : il n’est question ni de light ni de zéro sur le GR20 – sentier où les muscles brûlent tellement de sucres que les randonneurs suent du caramel. Pour accompagner nos boissons, Michaël finit la plaque de crunch de la veille et Mathilde finit pour son goûter de 10h le fromage croûteux de son énorme sandwich (elle jette le pain et probablement que plusieurs oiseaux se sont cassés le bec dessus ensuite). Nous coupons peu à peu les  liens avec une hygiène de vie normale.

Nous enchaînons avec la 12ème étape, en direction d’Usciolu – pour une fois en partant tôt ! A partir de 11h, nous montons de 1812m à 2041m, puis descendons à 1500m, puis remontons à 1954m pour redescendre à 1700m… Bref, ils ne savent pas ce qu’ils veulent ! Nous passons par des passages en crêtes qui sont parfois délicats pour l’équilibre et indélicats pour les pieds.

Vers 16h30, lors d’une pause, Mathilde trouve que le nuage de fumées sur notre gauche à des couleurs étranges… qui lui rappellent étrangement celles de notre arrivée (incendie de Biguglia du 24 juillet) ! Nous avançons un peu et voyons un feu qui se déclare à quelques petits kilomètres en contrebas (Afa ou Appietto). Craignant l’expansion du feu vers nous, Mathilde accélère (autant que possible) et nous ne faisons quasiment plus de pause en poursuivant notre parcours en crête. Ca reste sans réel danger pour nous : nous sommes en hauteur sur des cailloux (sans arbre donc !) et nous changeons de versant dans le sens de l’éloignement par rapport au feu.

Nous voyons les avions bombardiers d’eau (Canadair) tenter de circonscrire le feu, ce qui semble bien difficile… Plusieurs hélicoptères passent également à proximité, et semblent observer où nous en sommes et où nous allons (des randonneurs entre Prati et Usciolu – plus bas que nous – ont été évacués ce jour-là…)
Finalement, nous avons bien fait de « forcer » à plusieurs reprises, et repartir tôt ce matin… si nous avions avancé un peu moins rapidement, c’était fini pour nous le GR20. Nous pensons aussi à ceux qui sont restés derrière nous malgré leur meilleur pas (comme le gars du Monte Cintu, ou ceux du GR5 qui poursuivaient avec leur fille après Vizzavona) ; tous ont dû être bloqués et éventuellement évacués… Evidemment, c’est un peu anecdotique par rapport au désastre de ces incendies criminels, mais ça reste vraiment dommage pour les randonneurs.
Nous voici donc soulagés d’être de l’autre côté du feu, pour pouvoir poursuivre la randonnée qui nous fait quand même un peu souffrir… Quelle ambivalence !

Nous arrivons à 18h30 au refuge d’Usciolu, juste à temps pour acheter 2 assiettes du repas commun de pâtes aux carottes (ils avaient heureusement prévu plus que ce qui avait été commandé)… Après neuf jours de marche intensive, c’est donc notre premier repas pris un soir dans un refuge en même temps que les autres randonneurs ! Ils discutent bien sûr de l’incendie, plus comme une rumeur qu’autre chose, car nous n’avons pas vraiment d’informations… A priori, nous sommes ceux qui l’ont vu de plus proche d’ailleurs, la plupart étant déjà au refuge vers 16-17h.

Nous allons ensuite chercher une place pour notre tente, et comme d’habitude c’est compliqué… Nous tournons un peu dans le « terrain de camping », qui pourrait être un circuit de randonnée pour alpiniste dans tout autre département mais qui s’appelle ici de façon exotique « zone de bivouac ». Nous avons le choix entre une presque-place proche d’excréments d’animaux (on espère en tout cas), et une non-place inclinée à 5° au milieu du chemin et à côté des sanitaires. Face à ce choix royal, nous optons pour la seconde place.

D’habitude, nous arrivons plus tardivement : quand les randonneurs se douchent, nous mangeons et quand ils dorment, nous nous douchons… Cette fois, comme à l’Onda, nous devons faire la queue pour se laver à l’eau froide ! Nous en profitons pour parler avec deux jeunes qui font le circuit depuis le Sud. Ils se sont trop chargés apparemment (l’un a embarqué plusieurs « Harry Potter » et une caméra), et l’ont commencé comme nous, sans trop se rendre compte dans quoi ils s’engageaient !

Ils nous interrogent sur d’où on vient et en combien de temps (12 étapes en 9 jours : « costaud… » nous disent-ils), et bien sûr sur le parcours… Nous en avons croisés régulièrement, des randonneurs venus du Sud : quand nous avons commencé, ils finissaient, avaient l’air assez épuisés, et nous avions hâte d’être à leur stade… et plus nous avançons, plus le schéma s’inverse, forcément ! Cette fois, ce sont eux qui nous envient et nous posent plus de questions !
Nous en posons aussi sur la suite du parcours, mais plus nous avançons et plus nous nous rendons compte qu’il n’y a pas d’étapes faciles : la technicité diminue mais les étapes sont plus longues et nous sommes surtout plus fatigués…

Les deux jeunes randonneurs espèrent faire le GR20 en 11 jours… Nous leur disons que c’est également notre projet car nous comptons faire les 4 dernières en 2 jours… Mathilde n’y croit pas, et ne veut pas doubler la dernière.
Elle a raison : nous devrions peut-être nous rappeler que nous n’avons jamais réussi à doubler une seule étape…

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D’après les guides que nous hésitons de plus en plus à ouvrir par crainte de voir que nous sommes plus proches du départ qu’espéré…
Etape 11 : de E Capanelle (1630m) à Prati (1812m) : 1100m de dénivelé (880m de descente) sur 18,1 km, prévu en 6h30

Etape 12 : de Prati (1812m) à Usciolu (1745m) : 1040m de dénivelé (1130m de descente) sur 11,5 km, prévu en 5h45 également

Le GR20 – J8 – De Vizzavona à Bocca di Verde

Mardi 1er août
Après un petit-déjeuner offert par le sympathique responsable de l’hôtel (un geste commercial après le repas et la chambre), nous repartons dès 8h15. A l’hôtel, comme d’autres nuits sous la tente depuis quelques jours, nous nous sommes massés les pieds avec notre pommade anti-ampoules… Elle a probablement contribué à former des peaux épaisses qui se détachent encore, 2 mois plus tard !
Nous avançons bien aujourd’hui – et c’est un euphémisme ! Nous débutons les étapes du Sud, qui sont certes (parfois) (un peu) moins difficiles mais aussi (souvent) (beaucoup) plus longues…
Le sentier monte dans les bois initialement – d’où nous étions sortis hier pour rejoindre la ville de Vizzavona. Il commence par une longue montée de 900m à 1600m en 6 km, avant de poursuivre pendant 8 km sur des hauteurs entre 1450m et 1650m environ. Nous arrivons enfin à E Capanelle vers 14h20.

Pour la suite, vous commencez à nous connaître… Mathilde veut s’arrêter là, se reposer et repartir le lendemain pour faire une étape par jour ; Michaël dit qu’on ne fera rien de spécial et qu’on ferait mieux d’avancer pour pouvoir profiter de l’hôtel ensuite ; Mathilde dit d’accord mais qu’elle va sûrement râler dans l’après-midi ou la soirée…

Bref, nous décidons de poursuivre en direction de Prati… qui est à 18 km de là ! Nous savons bien sûr que nous n’irons pas au bout (vous avez la réponse au billet d’hier !), mais il y a un refuge privé à Bocca Di Verde, aux 2/3 du parcours et avant la grande ascension de l’étape 11… Le responsable de l’hôtel hier nous a dit que ce refuge avait reçu de bons commentaires de ses clients – en nous précisant quand même que ça faisait très loin.

Et effectivement, il a raison ! Nous nous perdons pendant 20 minutes (près de l’arbre de la belle photo ci-dessous) – c’est la 2ème fois du GR20 où on perd du temps comme ça. Cette fois, la cause est une fantaisie dans le marquage pourtant irréprochable jusque là (pour faire simple, ce qu’on prend pour une flèche est une croix indiquant de ne pas aller plus loin – ce qu’il n’y avait jamais avant… et un peu plus loin, la même croix signifiera une flèche ! o_O »)
(Oui, nous employons encore des vieux smileys comme au début des années 2000, mais en même temps, nous tenons un blog, donc c’est cohérent).

Les jambes nous portent péniblement sur les derniers kilomètres, nos pieds font mal à chaque pas et nous désespérons de voir le toit du refuge… Finalement, nous arrivons vers 21h à Bocca di Verde, après plus de 33 km selon le GPS aujourd’hui (26 km d’après le guide, mais faut-il vraiment les croire ?) Nous avons pu éviter l’utilisation de la lampe frontale au moins et sommes à 10,7 étapes sur 8 jours…
Mathilde ne veut plus doubler les étapes, et surtout pas la dernière… Tant pis pour l’hôtel de Porto-Vecchio ! On n’y restera qu’un jour ou deux, et basta (ou ajacco, au choix). C’est probablement le voyage de noces le plus usant qu’on puisse imaginer à notre niveau.

Devant nos mines déconfites, le patron accepte de nous faire 2 sandwichs (en fait, vous verrez, c’est un pain rassis entier coupé en deux dans le sens de la longueur, avec du fromage – croûte incluse – ou de la charcuterie bien grasse dedans… ils sont complètement fous ! En même temps, à ce stade, on aurait mangé nos chaussures, donc ça passe). Juste avant, l’expérience aidant, nous installons notre tente… Et en l’ouvrant, on retrouve à l’intérieur notre petite lampe dynamo de poche que nous pensions avoir perdu hier soir !
Là encore, nous éprouvons quelques difficultés pour trouver une place ; nous nous mettons à nouveau juste à côté d’une autre tente. La dernière fois que nous avons fait ça (J3), le vent nous a gâché la nuit, la tente menaçait de s’envoler et le matelas de Michaël s’est percé… Que se passera-t-il cette fois ?
Vous le découvrirez en revenant ici demain !

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D’après les guides (en fait surtout d’après un guide pris en photo dans l’hôtel qui indique très bien les dénivelés et que j’utilise depuis le début de ce récit)
Etape 10 : de Vizzavona (910m) à E Capanelle (1630m) : 1030m de dénivelé (400m de descente) sur 14,3 km (!), prévu en 5h

Etape 11 (en cours) : de E Capanelle (1630m) à Prati (1812m) : 1100m de dénivelé (880m de descente) sur 18,1 km (!!), prévu en 6h30

Le GR20 – J7 – De L’Onda à Vizzavona

Lundi 31 juillet
Nous commençons la matinée par une longue montée. Nous croisons le randonneur anglais, qui me donne un conseil sur la tenue du sac à dos : le serrer davantage au bassin, le remonter… Vous verrez éventuellement une différence entre les photos avant et après ! Il faut bien dire que nous avons tâtonné dès le départ, en tirant un peu en haut, sur le côté, pour que ça soit à peu près confortable… Finalement, il semble qu’un sac plus serré au niveau des hanches se porte mieux ! La montée dure 2,5 km environ, pour passer de 1480 à 2020m (Muratellu). Nous voyons quelques randonneurs en haut, qui se reposent également de cette épuisante (et parfois difficile) ascension !
Dans la descente de 2020 à 910m qui s’ensuit, nous n’allons pas très vite (douleurs de genoux et de pieds). Il s’agit à partir de là d’une longue étape, à défaut d’être aussi difficile que les premières.
Nous traversons les Cascades des Anglais, un très beau site où nous faisons même une halte pour rafraîchir nos pieds vers 15h (et surtout pour s’arrêter…) Dans la forêt qui suit les Cascades, nous lisons les premiers panneaux « GR20 Nord – GR20 Sud »… Ce soir, nous aurons fini la première partie !
Nous arrivons enfin à Vizzavona. Nous repensons bien sûr à notre planification du GR20, 4-5 mois plus tôt :

– Michaël : Tu vois, Vizzavona, c’est une ville… il vaut mieux qu’on double directement depuis L’Onda pour ne pas s’arrêter là… poursuivre uniquement avec la tente, parce que si on dort à l’hôtel, ça va nous casser le rythme…
– Mathilde : Ah oui, tu as raison !

A peu de choses, nous nous étions vraiment dit ça ! Tu parles ! Nous prenons sans hésiter une nuit à l’hôtel Le Vizzavona. Et juste avant, pour fêter notre premier contact avec une ville depuis 7 jours, nous allons boire un soda sur la terrasse d’une épicerie, face aux rails de la gare – nous espérons voir un train, respirer un peu de pollution pourquoi pas, mais il y a peu de passage 🙁 Tant pis, nous retournons jusqu’à l’hôtel – et croisons d’ailleurs les randonneurs du GR5 (ils ont doublé l’étape avec celle d’hier après-midi, et ils ont l’air un peu fatigués mais sans plus).

Nous pouvons appeler nos familles pour annoncer notre progression. Nous sommes à 9 étapes en 7 jours, et nous avons décidé de poursuivre (il parait que le GR20 du Sud est plus simple, ça serait dommage… et puis l’intérêt réside aussi dans l’association Nord + Sud, plutôt que le faire en deux fois – d’après Michaël, avis non partagé par Mathilde !). Comme il semble peu envisageable de faire les 7 dernières étapes en 2 jours, nous contactons l’hôtel de Conca (et Booking.com) pour annuler la chambre d’après-demain… Contre toute attente, l’annulation est faite !

Après le repas en terrasse, nous remontons nous doucher (pas besoin de jeton pour avoir de l’eau vraiment chaude !) et nous coucher dans un vrai lit avec un authentique matelas… Un avant-goût du repos qui nous attend au bout du GR20 du Sud !

Demain, nous tenterons à nouveau une double-étape… Y parviendrons-nous pour la première fois de notre voyage de noces ?

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D’après nos amis les guides que nous transportons gentiment et qui nous le rendent en nous mentant sur les temps de trajet quand même
Etape 9 : de l’Onda (1435m) à Vizzavona (910m) : 760m de dénivelé (1330m de descente) sur 11,4 km, prévu en 5h30

Et bonne fête aux Michaël… ^^

Le GR20 – J6 – De la brèche de Capitello à L’Onda

Dimanche 30 juillet
Ce deuxième bivouac sauvage s’est très bien passé ; nous nous sommes couchés tôt (autour de 21h) et nous pouvons donc repartir vers 6h30 ce matin, non sans profiter du joli spectacle offert par les deux lacs que nous surplombons.
Après l’épuisante escalade d’hier soir, nous pensons que la suite va être plus calme… Que nenni ! La reprise est encore très escarpée avec des passages plus techniques que jamais : des chaînes, des parois verticales plus hautes que nous, nécessitant de ranger et reprendre nos bâtons en alternance… Il y a plus loin un passage où il faut passer sous un rocher posé contre la paroi montagneuse (Mathilde est passée dessous, après que Michaël l’a contourné avec difficulté – pas de photo, désolé, on s’échinait à survivre).
Nous arrivons finalement à Petra Piana pile à 12h (une chance, car une demi-heure plus tard, l’épicerie ferme pour que les gardiens déjeunent !). Nous y recroisons les randonneurs qui avaient fait le GR5 ainsi que le randonneur britannique brûleur de cordes… Les premiers resteront là pour aujourd’hui, et le deuxième poursuivra la route.

Après une courte pause, nous repartons également en direction de L’Onda par le chemin classique dans la vallée (il existe une variante alpine, plus courte mais plus escarpée, qu’emprunteront la plupart des randonneurs le lendemain pour gagner du temps et doubler l’étape). Cette fois, c’est Mathilde qui attend Michaël qui boitille dans la longue descente initiale (1840 à 1000m environ en 7 km), et réclame des pauses de plus en plus rapprochées… Nous prenons beaucoup de retard avant d’arriver à une maison en pierre, où nous croisons 3 randonneurs (dont un couple qui s’arrête à Vizzavonna et ne se voyait pas poursuivre). Nous les recroiserons un peu plus loin en train de se baigner et de laver leur linge dans un cours d’eau !

Pour une fois, ça n’est pas tant la difficulté du terrain que la blessure due aux jours précédents qui nous ralentit. Allons-nous subir la « malédiction du genou », qui a poussé le randonneur croisé au Monte Cintu à s’arrêter à Vizzavonna lors de sa première tentative ? Allons-nous devoir refaire tout ça dans 5 ans ?! NoOoOOoooOOOooooN ! Argh non ! Pas le granit rose ! PAS LE GRANIT ROSE !
Pendant que Michaël boitille, Mathilde se demande à nouveau s’il ne faudrait pas arrêter à Vizzavona et prendre un transport jusqu’à Conca… Mais nos plans de table n’auraient plus de sens, nous ne pouvons donc pas faire ça. Tant pis pour nos pieds !
Dans le parcours plutôt simple de début d’après-midi (mais douloureux pour les genoux car tout en descente), Michaël arrache sur des petits sapins le sac contenant la tente, en s’asseyant pour descendre un petit rocher… il n’y a heureusement qu’un petit trou sur le sac et sur le côté de la toile recouvrant la tente (pas de risque de pluie à l’intérieur donc !) Le sac sera d’ailleurs arraché à plusieurs reprises, également une fois en « tassant » un peu trop énergiquement… Mais il a tenu jusqu’au bout et a été « suturé » après la fin de randonnée, avec le fil de secours pris « au cas où », lors des derniers jours de repos en Corse…
L’étape se termine par une lente montée en forêt (on remonte de 1000m à 1435m sur 4 km environ)… Dans l’ascension, nous croisons le petit-fils du gardien du refuge, un petit garçon de 8 ans environ qui tente d’augmenter le débit d’eau de la source avec une feuille (c’est très sec en ce moment – d’où les incendies au Nord à notre arrivée). Il nous dit que le refuge est à 45 minutes. Quand nous lui indiquons le temps que nous avons mis depuis la passerelle précédente, il nous dit que nous n’allons pas très vite…

Nous atteignons finalement le refuge de L’Onda après une heure de montée plus tard (et 500m de dénivelé), vers 19h30 (les baigneurs de l’après-midi arriveront un peu plus tard, ce qui a un côté rassurant). Les gardiens acceptent de nous préparer le repas du soir, après le service normal. C’est quand même notre premier repas chaud du soir préparé par le refuge (si on exclut la merveilleuse boîte de raviolis du 3ème soir).
Pendant la préparation du repas, nous anticipons et allons préparer notre tente alors qu’il fait encore clair ! Ceci étant, c’est très facile ici, car nous sommes dans un grand enclos (et de façon amusante, les chevaux sont à l’extérieur !) Pour la première (et unique) fois du GR20, la tente est vraiment bien montée, avec tous les piquets plantés dans la terre, et tout et tout… C’est pratique quand on dort sur de l’herbe et pas sur des cailloux !

Au refuge, une fille « sudiste » parle du fameux rocher sous lequel il faut passer ; le gardien lui dit qu’il faut passer dessous, et que c’est effectivement un passage vraiment dur de l’étape… C’est assez incroyable la préparation de certains, qui sont au courant d’un passage particulièrement difficile au sein d’une étape ! Nous avons l’air de tellement débarquer tous les deux ; il faut dire que nous avions déjà un petit peu de préparatifs en dehors du GR20 cette année…

Après le repas, nous prenons une douche froide – il y a un système de distribution d’eau chaude à 1€ les 2 minutes, mais Mathilde n’a pas réussi à le faire fonctionner… De façon amusante, dans notre planning, nous avions prévu une seule étape le dimanche, et nous en avons finalement fait une et demie… Nous n’avons aucune cohérence avec notre plan, mais c’est mieux dans ce cens pour une fois !

Demain, le GR20 du Nord s’achèvera ! Deux voies s’ouvriront à nous : celle du taxi et de l’hôtel de Conca, ou celle de nos pieds et des 7 étapes supplémentaires du Sud… Il ne nous reste plus que 24h pour décider !

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D’après les guides qui descendent beaucoup plus vite que nous…
Etape 7 : de Manganu (1600m) à Petra Piana (1840m) : 1000m de dénivelé (760m de descente) sur 9,2 km, prévu en 5h.

Etape 8 de Petra Piana (1840m) à l’Onda (1435m) : 580m de dénivelé (980m de descente) sur 10,7 km, prévu en 4h

(Ouf, le billet de J7 est prêt également ! Je reprends de l’avance temporairement…)

Le GR20 – J5 – De Castel di Vergio à la brèche de Capitello

Samedi 29 juillet
Oui, donc voilà, nous le confirmons ici pour ceux qui doutaient encore : une nuit à l’hôtel, ça repose mieux qu’une nuit allongée entre des cailloux acérés et un vent violent !
C’est donc requinqués que nous partons en direction du refuge de Manganu. Comme toujours, l’étape comporte son lot de difficultés ; néanmoins, c’est surtout la longueur qui nous casse les jambes aujourd’hui. Dans la matinée, nous retrouvons pour la dernière fois les « randonneurs joviaux » qui ont gentiment éclaté de rire lorsqu’ils avaient appris que c’était notre voyage de noces – ils nous en reparlent près de l’oratoire pris en photo lorsqu’on les croise, pour nous demander qui a eu l’idée… « On ne sait pas, les deux en même temps ! »
Un peu plus loin, nous précédons un cheval (et son accompagnateur), et nous réussissons à leur faire se tromper de chemin pendant 200 mètres environ…
Nous nous arrêtons vers 12h au lac de Nino (1743m), comme le cheval, de nombreux randonneurs et promeneurs. Un d’entre eux nous emprunte notre topo-guide pour choisir leur destination, à lui et aux 5-6 enfants qui l’accompagnent. Il nous explique que le lac est accessible par deux endroits de la route départementale croisée hier : soit Castel di Vergio comme nous (GR20), soit depuis une maison forestière à 8 km de là, d’où ils viennent. Pour éviter de faire demi-tour, ils vont plutôt aller à Castel di Vergio et ils y feront du stop pour retourner à leur point de départ. (Ca peut sembler curieux de lire ça, mais il parait qu’en Corse, le stop est un mode de transport assez répandu…)

Après notre pique-nique près du lac (saladière et twix, le repas des champions), nous repartons à 13h. Au niveau d’une bergerie, nous croisons un cheval attiré par l’odeur de notre sac poubelle (les huiles de saladières sans doute)… Il envisage clairement de nous suivre, à Manganu et peut-être même plus loin – hélas, nous n’avons pas de réseau téléphonique et nous ne pouvons pas appeler EasyJet pour savoir s’il reste de la place au retour pour un cheval supplémentaire…

Nous finissons donc l’étape jusqu’à Manganu, où nous arrivons à 15h. De 14h à 15h, il y a débat : Michaël veut poursuivre après, Mathilde ne veut plus entendre parler de « doubler », parce qu’on n’y arrive pas, et qu’il y en a un peu marre de déambuler comme des manchots perdus loin de leur la banquise jusqu’au bout de la soirée pour finalement se faire dépasser le lendemain par des randonneurs qui se sont arrêtés en fin de matinée la veille… C’est pas faux.
De toute façon, il est déjà clair que doubler l’étape ne sera pas possible : le refuge suivant, Petra Piana, est à 9,2 km – soit 5h de marche selon le guide, et nous sommes déjà bien entamés…
En arrivant au refuge à 15h donc, nous sommes plutôt d’avis d’y rester. Nous buvons un thé glacé, le temps de poursuivre notre réflexion. Un randonneur anglais nous emprunte notre briquet (celui qui a servi pour les feux d’artifice du mariage d’ailleurs :D), pour brûler un bout de corde. Sur la table à côté, d’autres randonneurs « tapent le carton » en jouant au Président. L’environnement est joli.
Nous retirons le « mode avion » de notre téléphone pour voir si nous captons… Toujours pas ! En fait, nous n’avons capté qu’à un seul endroit pour l’instant : la première nuit. Mais nous n’avions appelé personne, pour éviter de dire « coucou, tout va bien, nous sommes à une étape et demi, là nous bivouaquons sur un endroit interdit en pleine montagne et apparemment la première étape était bloquée à cause des incendies ; on vous rappellera dans 1 semaine peut-être si on capte, bisous, dormez bien ».

Après une petite heure de repos au refuge et une grande hésitation, nous nous remettons en marche vers 16h. Il est encore un peu tôt dans la journée, mais nous pouvons avancer de 3-4 heures sur l’étape suivante. Nous sommes résignés à bivouaquer – au moins cette fois, nous le préparons et achetons un petit repas pour ce soir (saladières, pom’potes, et même des Pringles parce que c’est quand même notre voyage de noces).
Des randonneurs aguerris nous redoubleront demain sans nul doute, mais ce qui sera fait pour nous ne sera plus à faire ! Nous sommes lents par rapport aux guides et à la plupart des autres randonneurs engagés sur le GR20 (ou pour le GR20 Nord) ; il faut marcher sans arrêt pour pouvoir espérer profiter un peu de l’hôtel à Porto-Vecchio. Nous savons déjà que nous ne pourrons pas aller à celui de Conca le mercredi…

Bref, telles deux tortues laissant les lièvres jouer au Président ou brûler des cordes, nous escaladons (littéralement) les sommets au-dessus de Manganu. Ce début d’étape est raide, puis devient plus raide, jusqu’à devenir follement raide. Nous sommes sur un terrain qui pourrait rivaliser avec le « granit rose » de la 2ème étape ou les éboulis de la 4ème (ou encore la tentative de grimper hors piste, lorsque nous nous étions perdus en randonnée dans les Alpes l’année précédente, avec Laurent et la maman de Michaël…)

Au moment où l’étape est entre « plus raide » et « follement raide », le téléphone de Michaël vibre… Helline vient d’envoyer un message pour annoncer des soldes à La Redoute (j’avais oublié de repasser en mode avion) ! En plein milieu des cailloux donc, vers 18h40, nous captons… et appelons nos parents pour prendre de leurs nouvelles (mais ils ne nous diraient rien de toute façon… ;-)) et leur dire que nous avons survécu aux 6 premières étapes, dont a priori les 3 pires du parcours. C’est du moins ce qu’on espère…

Mine de rien, parler à notre famille nous redonne sûrement un peu de moral, bienvenu avant d’attaquer l’escalade dans les cailloux avant la brèche de Capitello. Nous nous arrêtons juste après, sur une zone de bivouac aménagée, vers 20h. La vue est magnifique, juste au-dessus des lacs de Capitellu et de Melo.

Nous en sommes donc à 6,5 étapes en 5 jours ! Michaël commence à souffrir des quadriceps (tendinite du vaste interne) et Mathilde a depuis longtemps des cloques sur les deux pieds. Arriverons-nous en un seul morceau à Petra Piana ? Poursuivrons-nous vers le 8ème refuge ? Dormirons-nous encore loin des refuges les nuits suivantes ? Vous le saurez en lisant le billet de demain !

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D’après les guides qui se copient l’un l’autre alors que ça n’est pas beau de tricher
Etape 6 : De Ciottulu di i Mori (1991m) à Manganu (1600m) : 1100m de dénivelé (1450m de descente) sur 25,6 km (!), prévu en 9h.

Etape 7 (en cours) : de Manganu (1600m) à Petra Piana (1840m) : 1000m de dénivelé (760m de descente) sur 9,2 km, prévu en 5h.

Et bon anniversaire à Audrey la témoin 😉 

Le GR20 – J4 – De Tighjettu à Castel di Vergio

Vendredi 28 juillet
La nuit a été venteuse et nous découvrons au réveil que le matelas de Michaël est à plat. Nous ne nous attardons pas autant qu’hier au refuge, d’autant plus que nous avons une étape à doubler aujourd’hui ! (Nous ne vous mettons pas comme hier de photo de Mathilde étalant une demi-livre de beurre sur sa tartine, mais nous avons quand même pris un petit-déjeuner, rassurez-vous !)

Après avoir demandé le chemin de départ à 2 ou 3 reprises, vérifié sur la boussole et sur les descriptifs du guide, nous entamons l’étape 5. Un kilomètre plus bas, aux bergeries d’u Vallone (plus loin que nous l’imaginions !), nous croisons un couple venant de Grenoble qui nous accompagne un petit moment. Par rapport au GR5 (Alpes), ils trouvent ce parcours plus difficile et surtout plus « sauvage ».

Cette étape est assez facile pendant 3 kilomètres puis se corse sur 2 derniers avec une remontée de l’altitude 1400m à plus de 2000m, comportant quelques passages où il apparait nécessaire pour notre survie de ranger nos bâtons de randonnée pour s’accrocher manuellement aux rochers (oui, si vous avez fait le calcul, ça donne une pente à 30 % dans une étape facile – pourquoi pas après tout).

Nous arrivons à Ciottulu di I Mori un peu avant midi. Nous y rencontrons des randonneurs très joviaux (qui ont commencé à l’étape 3 et vont à Vizzavona). Ils sont pris d’un énorme fou rire quand on leur annonce que c’est notre voyage de noces !

« Si vous résistez à ça, vous êtes bons pour les 80 prochaines années de vie commune ! »

Nous repartons une heure plus tard en direction de Manganu… à plus de 25 km de là ! Il s’agit d’une étape longue qui présente un peu tous les « atouts » du sentier : un début en crête, une descente assez facile dans des cailloux de 2000m à 1400m (en 5 km), un plateau avec de nombreux points d’eau (ou pozzines), une rivière à longer et traverser et une remontée en sentier forestier ensuite (de 1400m à 1800m en 4 km).

Ce qui nous achève est le topo-guide… Alors que nous avons avancé à bonne allure pendant 3h, sur la descente et le plateau, nos 2 guides papiers (oui, nous en avons pris 2) annoncent que cela se fait en 2h ! DEUX HEURES ?! Pour plus de 8 km. Mais sérieusement, ils le font en deltaplane le GR20 ou comment ça se passe ?
Dans le bois, après le premier tiers de cette deuxième étape du jour, Mathilde commence donc à envisager de ralentir et de ne faire qu’une étape par jour. Nous pourrions annuler les hôtels et arrêter de faire semblant de vouloir doubler les étapes, alors que nous en sommes manifestement incapables… Nous pourrions aussi descendre tranquillement jusqu’à Vizzavona et se contenter de la portion Nord du GR20. Ca ne serait pas exactement le voyage de noces que nous avions prévu, mais est-ce vraiment important ? Est-ce qu’on marche pour notre satisfaction personnelle, par pur masochisme, ou pour tenir nos lecteurs en haleine sur notre blog 6 semaines après notre retour ?
Nous gardons quand même espoir, parce que le guide nous annonce cette étape comme un « avant-goût » de celles du Sud… la même difficulté mais en plus court, voilà qui nous semble jouable !
Rien n’est perdu – sauf peut-être l’ongle de petit orteil de Mathilde. Nous avons en effet de plus en plus mal aux pieds, ce qui se comprend aisément après avoir parcouru environ 20 km (selon l’iPhone qui sert d’appareil photo, de caméscope, d’altimètre, de torche – bref, de tout sauf de téléphone par manque de réseau – et que nous chargeons chaque soir avec notre indispensable chargeur externe !)

Nous en sommes là de notre incompréhension et de notre désarroi, et c’est alors que nous la voyons…
La route ! La première depuis mardi matin !

Vidéo rare de randonneurs du GR20 arrivant à Castel. 

Nous voici arrivés à Castel di Vergio un peu avant 17h (5,3 étapes en 4 jours). Après une légère hésitation, nous louons une chambre d’hôtel. C’est 8 fois plus cher qu’une nuit en bivouac derrière l’hôtel… mais après la douche froide et la nuit blanche sur un matelas crevé hier, nous avions 8 fois plus envie d’une douche chaude et d’une nuit pleine sur un vrai matelas (non percé).

Une bonne douche, un bon restaurant (où nous retrouvons quelques randonneurs croisés hier, près du Monte Cintu, au refuge, et ceux de ce matin) et une bonne nuit… Finalement, nous l’avions bien dit que c’était des vacances ! Petite cerise sur le gâteau du réconfort : au restaurant, le serveur nous dit qu’il y a une erreur dans le guide… il manque au moins une heure !

Voilà pour aujourd’hui… Demain, nous vous raconterons comment la Redoute nous a remis en contact avec nos familles !

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D’après les guides clairement rédigés sous l’emprise de fraises tagada magiques
Etape 5 : De Tighjettu (1683m) à Ciottulu di i Mori (1991m) : 810m de dénivelé (480m de descente) sur 7,1 km, prévu en 4h environ.

Etape 6 (en cours) : De Ciottulu di i Mori (1991m) à Manganu (1600m) : 1100m de dénivelé (1450m de descente) sur 25,6 km (!), prévu en 9h.

Le GR20 – J3 – D’Ascu Stagnu à Tighjettu

Jeudi 27 juillet
Ce sera un des plus longs billets, parce que nous avons quand même pas mal de choses à y raconter…
Je rappelle aussi un peu le contexte, parce que c’est important pour comprendre la succession de mauvais choix que nous allons faire aujourd’hui avec joie et bonne humeur…
Nous sommes le matin du 3ème jour du GR20 et nous allons affronter la masterpiece du parcours, l’étape des Rois ou tout autre nom qu’on peut imaginer pour dire que nos muscles peuvent commencer à rédiger une pétition.
Du côté de la confiance en soi, nous avons le fait que nous sommes encore vivants.
Du côté du désespoir et du questionnement, nous avons marché de 6h à 21-22h les deux premiers jours, nous avons une étape de retard, des douleurs aux épaules, au dos et aux pieds, Mathilde commence à perdre ses ongles d’orteil, nous avons consommé à peu près la moitié de notre stock de barres énergétiques en ne mangeant quasiment que ça matin, midi et soir, nous avons dû faire un bivouac interdit le premier soir, utiliser la lampe frontale le deuxième, et bon sang qu’est-ce qu’on fait là au lieu d’être sur un transat ?

Nous faisons rapidement ce constat à 6h30 lorsque sonne le réveil, et dans un moment de lucidité, nous décidons de prolonger notre nuit jusqu’à 8h. De toute façon, nous avons déjà prévu de ne faire qu’une seule étape. C’est une décision un peu difficile parce qu’un hôtel nous attend au bout du GR20, à compter du mercredi soir (à Conca) puis du jeudi soir (près de Porto-Vecchio)… mais nous avons prévu d’avoir 2 demi-journées potentielles de retard initialement, soit pile ce que nous aurons consommé à partir du 3ème jour de randonnée, donc tout n’est pas perdu !
Bref, nous nous posons sur le balcon du refuge à 8h30, face à notre premier petit-déjeuner et notre jus frais d’oranges pressées qui nous rappelle que oui, malgré les ampoules aux pieds, ce sont bien les vacances ! Aïe.

Nous partons à 9h, ce qui nous ferait donc arriver à 16h30 selon le guide.
Nous empruntons aujourd’hui la Pointe des Eboulis ; avant 2015, il s’agissait d’une « variante alpine » (plus longue et avec plus de dénivelé) par rapport au parcours normal, qui passait par le célèbre Cirque de la Solitude (plus technique). Depuis juin 2015, suite au décès de 7 randonneurs dans le Cirque, la variante alpine est devenue la voie normale.
Comme il est un peu tard pour les randonneurs, à 9h, nous ne croisons ni membre du refuge, ni randonneur sur le départ ; nous en voyons toutefois quelques-uns remonter une ancienne piste de ski, « face à l’hôtel », là où est annoncé le début de l’itinéraire. Nous demandons confirmation à un promeneur Corse, qui nous dit que nous pouvons prendre cette piste-là ou celle parallèle, et que nous trouverons une rivière à longer en haut, pour rejoindre tous les autres randonneurs.

Nous ne voyons pas de marques, alors qu’il y en avait tous les 50 mètres lors des deux premiers jours – nous mettons ça sur le compte du changement d’itinéraire récent mais trouvons ça louche quand même… Après 10 minutes de montée de piste de ski (100m de dénivelé quand même), nous demandons à un couple de Corses promenant leur chien… L’homme nous confirme que nous sommes sur la bonne voie, et qu’il faut « longer la rivière ». Nous voyons quelques traits rouge et blanc ici et là, mais à moitié effacés par le temps. Serait-ce l’ancienne voie du Cirque de la Solitude ? Après une dizaine de minutes sur ce parcours, nous décidons de faire demi-tour… Nous retombons sur le même homme, à qui nous faisons part à de nos doutes.

– C’est par là, pourquoi vous êtes redescendus ?! Je vous ai dit, c’est là-bas !
– Oui mais il n’y a pas de marquage… Nous cherchons la « nouvelle voie » ,  parce qu’ils ont changé avec le Cirque qui est fermé…
– Mais si, si ! C’est tout droit, à droite de la rivière, vous montez dans le bois, ça ramène au col. Vous ne pouvez pas vous tromper !

Bon… C’est un Corse, il doit bien connaître les montagnes de son pays.
Nous remontons donc, pour nous enfoncer plus profondément dans le sous-bois. A force de grimper, nous tombons sur des marquages blanc-rouge clairement barrés de peinture grise. Nous redescendons donc tout, jusqu’au refuge, ravis de cette petite mise en jambe…
En redescendant la piste de ski, nous avons confirmation que nous étions partis sur la voie « Cirque de la Solitude », et que la variante « alpine » était face à l’hôtel… mais l’autre face disons.

Nous partons à 10h20, ce qui nous ferait donc arriver à 17h50 selon le guide. Mais au moins, nous partons bien échauffés. Et puis, nous pouvons re-remplir à la source nos poches à eau et gourdes (2l + 1l), c’est pratique.

Le trajet est notamment marqué par l’une des pires montées du GR20, dans des gravats qui glissent sous nos pas… C’est aussi agréable que monter dans une dune de sable fin de plusieurs centaines de mètres avec un chargement de plus de 10 kg, sous un soleil méditerranéen entre 14h et 16h30.
Nous arrivons alors à la bien-nommée Pointe des Eboulis (2607m, le sommet du GR20), où nous discutons pour la première fois avec un randonneur. C’est la deuxième fois que celui-ci fait le GR20 – il y a 5 ans, il a dû arrêter avant Vizzavonna à cause de douleurs de genoux.

« Finalement, j’y suis revenu… Si on ne le finit pas, le GR20 nous rappelle toujours. »

Nous voulons bien le croire ! Les paysages sont superbes et le défi est intéressant – à la fin, on peut même faire une photo près d’un panneau « finisher » ! Lui a poussé jusqu’au point culminant de Corse, le Monte Cintu (2706m), à 1h de là ; nous ne le faisons pas, parce que nous avons déjà un peu de retard et que nous aimerions bien arriver sans utiliser notre lampe frontale pour une fois, histoire d’avoir encore un peu de batterie à la fin du séjour. Le randonneur nous propose de redescendre avec lui, mais nous ne voulons pas le retarder.

Après 4h30 de descente, nous arrivons à 21h au refuge de Tighjettu. Il est trop tard pour avoir le « repas du soir », mais au moins l’épicerie est encore ouverte et nous pouvons faire l’acquisition d’une voluptueuse boîte de raviolis (globalement, acheter une boîte de raviolis dans notre état sur le GR20, c’est un peu comme trouver l’Arche Perdue et recevoir en prime le Graal parce que c’est la période des soldes). Nous utilisons enfin un réchaud dans un refuge ; nous faisons enfin chauffer un de nos dix paquets de soupe lyophilisées que nous avons embarqué par inutile précaution ! (Inutile car soit nous sommes hors refuge sans feu et avec une réserve d’eau à ne pas gâcher – dans quel cas, c’est trop lyophilisé pour être mangé -, soit nous sommes dans un refuge et nous avons une épicerie pour se restaurer… nous en ramènerons les 3/4 d’ailleurs !).
Nous achetons également des mars, des pom’potes, du coca et de l’orangina : tout ça constituera au fil des refuges nos aliments principaux du GR20. Enfin, nous prenons également nos deux places de bivouac.

– Et c’est quelle place du coup, que j’achète là ?
– Oh, non, il n’y a pas de place attitrée ! C’est là où vous en trouvez, il y en a plein.
– Ah, d’accord, super ! (smiley content, on a fini l’étape la plus dure).

Nous finissons donc notre journée de la loose comme nous l’avons commencée : en faisant bêtement confiance aux gens.
Parce que quand on dit qu’on peut dormir près d’un refuge, il ne faut pas imaginer une grande plaine tranquille avec de belles allées bordées de fleurs. La plupart du temps, c’est un bout de montagne avec le dénivelé qui va bien, des cailloux ou des rochers à escalader pour aller au point d’eau, et éventuellement quelques endroits où il semble envisageable de poser une tente, voire de planter 2-3 piquets si vous avez de la chance. Le tout bordé d’excréments d’animaux. En fait, l’endroit pour dormir près du refuge sur le GR20, c’est une randonnée « assez difficile » dans une autre région de France.

Après avoir mangé, nous tournons donc pendant 15 minutes dans l’obscurité totale (avec nos lampes frontales, oui, merci de nous le rappeler), pour essayer de trouver un endroit où s’installer. Nous finissons par planter notre tente près du refuge, sur une quasi-place collée à une autre tente qui avait été laissée libre, par manque de place et/ou par proximité avec des déjections malodorantes car comme nous l’avons signalé ça n’est pas spécialement bordé de fleurs dans le coin.

Enfin, nous pouvons envisager de dormir… mais ce serait sans compter sur le vent qui souffle toute la nuit, les 116 fois où Michaël répète « elle va s’envoler, c’est sûr, zut j’aurais dû mieux apprendre à la fixer » en repensant à cette vidéo, ou son matelas qui se crève et le laisse dès le milieu de nuit sur le sol caillouteux.
Bref, ça n’était pas une bonne place.

Demain, nous verrons comment nous avons abordé la suite du parcours après la nuit la moins récupératrice du séjour !

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D’après les guides qu’il ne faut pas croire…
Etape 4 : D’Ascu Stagnu (1425m) à Tighjettu (1683m) : 1300m de dénivelé (1050m de descente) sur 8,6 km, prévu en 7h30 environ. Demain, nous vous raconterons comment le guide peut se planter encore davantage…  

(Petite note : nous avons ajouté 3 photos sur le diaporama de J1, pour montrer la taille de nos sacs et nos têtes du départ avec les lampes frontales qu’on ne pensait pas utiliser si tôt et si souvent…)

Le GR20 – J2 – De Bocca di Pisciaghja à Ascu Stagnu

Mercredi 26 juillet

De 15h20 à 20h20 la veille, nous n’avons parcouru que la moitié de l’étape 2…
Nous repartons donc le matin à 6h15 et nous marchons 6h pour arriver vers 12h30 au refuge de Carrozzu, après une longue descente. Nous commençons à râler contre les guides papier, contre l’éloignement des refuges, voire contre le GR20 pour l’ensemble de son oeuvre. Nous nous posons également des questions sur notre vitesse de marche (11 heures pour une étape censée durer 6h…)
Nous prenons au refuge notre premier vrai repas depuis 36h ; en effet, nous n’étions pas prêts à bivouaquer sauvagement la première nuit, donc le repas du soir et le petit-déjeuner étaient constitués de barres énergiques (ces barres à base de fruits et de céréales pour lesquelles il est plus important d’avoir beaucoup de calories en peu de place, plutôt qu’avoir juste un bon goût…). Après avoir goûté la charcuterie corse, nous nous brossons les dents, également pour la première fois en 36h… Il ne nous aura pas fallu 2 jours pour retourner à un état semi-sauvage (ce qui montre bien l’invraisemblance des films de zombie où les survivants continuent à avoir des vêtements propres qui sentent la lavande pendant plusieurs mois). Nous repartons vers 15h en direction du prochain refuge, requinqués et presque motivés.

L’itinéraire de l’après-midi commence par une passerelle suspendue. J’ai une vidéo faite avec le classique syndrome de « la peur de faire tomber le téléphone portable » – nous vous montrerons tout ça après ! Le parcours est encore bien escarpé dans l’après-midi, quoique plus simple que les deux premiers jours. Un peu plus tard, vers 18h, nous croisons deux jeunes Belges, qui marchent rapidement… et sont en train de tripler la première étape, tout en piétinant avec allégresse notre moral ! (Et encore, ils ont pris du retard à cause de leur taxi en Belgique…).
Après un premier soir à bivouaquer, nous arrivons finalement au refuge d’Ascu Stagnu vers 22h, en finissant en sous-bois à la lampe frontale (le refuge est visible de très haut, pendant plus d’une heure avant d’y arriver – ce qui est encore très frustrant).
En arrivant au refuge, nous rencontrons un randonneur anglais. C’est l’un des premiers que nous croisons vraiment depuis le départ. Il nous indique un endroit où nous installer, tout au bout des aires normales de bivouac, là où l’Homme n’a jamais planté de tente auparavant – je caricature un peu, mais c’était un endroit jugé inadapté, avec des gros cailloux potentiellement gênants pour les matelas gonflables… (ce qui est amusant, c’est que c’est a posteriori notre 2ème meilleur lieu de bivouac du GR20, et pas encore là que mon matelas s’est percé).
(J’essaie de vous appâter pour revenir les jours suivants, vous avez vu ?)
Pour fêter notre arrivée (trop tardive pour passer à l’épicerie), nous festoyons généreusement avec des fruits secs (un cadeau de mariage bienvenu !) et d’autres victuailles de notre sac : des barres énergétiques ! \o/
Enfin, après avoir retiré nos godillots, nous clopinons en chaussettes malodorantes jusqu’à la salle de bains, pour prendre enfin notre première douche depuis 48h… car oui, définitivement, l’hygiène est au GR20 ce que le voyage dans le temps est au loto : on aimerait bien, mais on ne peut pas.

Demain, nous vous raconterons l’étape réputée la plus difficile du GR20 et comment nous avons réussi à la commencer 3h après tout le monde, histoire de corser tout ça. (Et j’ai ajouté le « mot du guide » sous les photos…)

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D’après les guides…
Etape 2 : De l’Ortu di Piobbu (1550m) à Carrozzu (1270m) : 900m de dénivelé (1180m de descente) sur 8,9 km, prévu en 6h environ (… sauf que la descente, c’est pire que la montée et qu’on perd un temps fou avec le poids de nos sacs, si on veut protéger un peu nos genoux). 

Etape 3 : De Carrozzu (1270m) à Asco Stagnu (1425m) : 930m de dénivelé (750m de descente) sur 6,1 km, prévu en 5h environ (on en a mis 7, avec beaucoup de perte de temps aussi dans les descentes…)

Le GR20 – J1 – De Calenzana à Bocca di Pisciaghja

Mardi 25 juillet – J1
Comme les gens d’hier nous ont un peu mis la pression, nous nous levons finalement vers 5h et prenons le départ pour le GR20 à 5h45 (sans déjeuner, pour prévoir ça comme une pause vers 8h).
Nous voyons le premier refuge vers 12h, après 11 km de marche selon notre smartphone (soit environ la durée de l’étape prévue). Vu qu’il est très loin, nous nous demandons si c’est le premier ou le deuxième… Avons-nous doublé sans s’en rendre compte ? Ahahaha ! Nous découvrons rapidement que le GR20 est quand même beaucoup plus dur que ce qu’on imaginait – la première étape est toute en montée, avec quelques passages techniques (surtout avec 10 à 13 kg sur le dos).
Sur la route, nous croisons quelques « sudistes » (ou « randonneurs faisant le trajet du sud vers le nord »), qui font là leur dernière étape et n’en peuvent globalement plus du GR20.
Au refuge d’Ortu di u Piobbu, nous découvrons les toilettes sèches et avons un peu l’impression de nous éloigner de la civilisation telle que nous la connaissons. Avant de repartir, nous croisons quelques randonneurs « sudistes »…

– Vous avez pu commencer le GR20 ? Normalement, ils ont bloqué l’accès à cause des incendies !
– Ah ?!

Ah, en effet… La patronne de l’hôtel ne nous a rien dit et l’accès était aussi ouvert qu’une huître à Noël…
Nous ne restons pas et partons vers le 2ème refuge, en imaginant qu’il sera difficile de l’atteindre, mais en y croyant encore – l’optimisme des premières étapes, sans doute.
La deuxième étape est en fait bien pire que la première (probablement la 2ème pire de toutes). Nous achevons cette journée et nos jambes par une mémorable escalade de pierres de granit rose, que nous ne pouvons désormais plus voir qu’en peinture, sous une lumière tamisée et avec un remontant à la main.
Nous profitons d’un abri prévu à Bocca di Pisciaghja pour faire notre premier bivouac (c’est interdit, mais c’est ça ou marcher dans l’obscurité sur un parcours dangereux à J3 de notre mariage…) Nous avons donc fait 1,5 étape en 1 jour – et avons déjà du retard sur notre planning « le GR20 en 9 jours » !

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D’après les guides…
Etape 1 : De Calenzana (270m) à Ortu di Piobbu (1550m) : 1510m de dénivelé (300m de descente) sur 12,2 km, prévu en 6h environ.

Le GR20 – J0 – De Lille à Calenzana

Comme promis, nous débutons ce 22 septembre notre récit de voyage avec quelques images sélectionnées pour vous ! Alors, je sais, nous avions peut-être laissé entendre que nous ferions un énorme billet récapitulant tout… Mais 1/ ça serait un peu fastidieux à lire ; 2/ nous sommes déjà le 22 septembre et le billet n’est pas encore tout à fait assemblé (le texte est prêt au stade de brouillon et les photos triées quand même !)

Nous vous proposons donc une toute nouvelle aventure sur ce blog : un billet par jour pendant 12 jours ! C’est parti !

Lundi 24 juillet – J0
Un peu avant midi, nous partons de Lille Flandres vers l’aéroport de Roissy. C’est un très bon compromis, pour éviter de traverser Paris en RER… Sur place, au moment d’enregistrer les bagages, l’hôtesse nous dit que notre vol est annulé à cause des vents et incendies, et qu’il est remplacé par un vol atterrissant à Bastia… où une navette nous déposera à Calvi en 2h. Notre voyage de noces commence fort !
Finalement, la navette permet de nous faire découvrir la côte septentrionale de l’île, que nous n’aurions pas vue sinon. Nous arrivons à Calvi avec 2h de retard, et nous devons donc commander un taxi pour rejoindre notre point de départ : Calenzana. Nous partageons le véhicule avec une jeune ultra-traileuse : elle sort d’une course de 90 km et prévoit de faire le GR20 en 16 jours car il n’est pas question pour elle de doubler les étapes !

– Et vous, alors, vous voulez faire ça en 9 jours ? Mais c’est quoi votre préparation ?
– Euh, on vient de se marier… ?

Le chauffeur de taxi, ancien footballeur professionnel corse, nous dit également que 16 jours c’est la bonne durée et qu’on ne le fera sûrement pas en moins… Autant de messages sibyllins que nous ignorons !
Nous mangeons des pizzas au restaurant de Calenzana, « le GR20 ». A l’hôtel, nous préparons nos sacs pour la randonnée (comme ce sont notre seul bagage pour tout le séjour, il faut y ranger le petit bagage à main que nous avons pris pour l’avion par exemple !) Après une petite difficulté pour réussir à enclencher les bâtons de marche de Michaël, nous sommes enfin prêts !

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(Le billet de demain est déjà programmé… à très vite ;-))

Se marier : mode d’emploi pour les indécis(es)

A notre mariage le 22 juillet puis au mariage d’un ami le 26 août, nous avons entendu plusieurs fois la remarque qu’organiser un tel évènement doit être compliqué et particulièrement stressant.

Bien évidemment, ça demande une longue préparation mais finalement tout ça s’organise assez bien (même sans « wedding planner » !). Nous avons fait plusieurs billets ici pour décrire notre parcours, notamment un check-point à 6 mois du mariage… mais voici une version plus exhaustive, un (petit) résumé de notre parcours, avec des « règles » ou « astuces » que nous avons découvertes au fur et à mesure. C’est davantage un billet pour ceux et celles qui envisagent de se marier (n’hésitez pas à poser des questions si vous en avez…), et l’occasion de citer nos « partenaires » ; pour les autres, ça pourra être un peu long, désolé – revenez le 22 septembre !

  • Lieu : vous ne pouvez vous marier que dans la mairie (et l’église) d’habitation de vous et/ou vos parents ; à partir de là, cela vous laisse assez peu de choix en termes de lieux !
    • Notre expérience : une dizaine de salles pré-retenues sur internet, une seule visitée avant de retenir les Jardins de la Matelote… Nous avons opté pour un mariage dans la commune du marié (contrairement à la tradition) parce que ça permettait à la moitié des invités d’être déjà sur place (contre quasiment personne chez Mathilde). Et c’est plutôt agréable de choisir la salle où on se mariera !
  • Date : Après avoir choisi le lieu, il faut trouver une date commune ! Prenez-y vous au moins un an avant votre mariage pour avoir un choix plus important.
    • Notre expérience : 2-3 petits échecs avant de trouver une date commune à la mairie, l’église et la salle (même en s’y prenant un an avant). Mais on finit toujours par trouver un arrangement, quitte à prendre un horaire tôt (13h30 pour la mairie pour nous) ! Finalement, cet horaire tôt était vraiment très bien pour pouvoir profiter un maximum de l’après-midi (d’autant qu’il a commencé à pleuvoir autour de 18h ce jour-là).
  • Invitations : c’est parfois un peu compliqué de savoir qui inviter au mariage, au vin d’honneur, au repas… En tout cas, différenciez bien les cartons « vin d’honneur » et ceux « repas » ; incitez vos invités à répondre tôt, aidez-les avec un site web éventuellement et gardez une liste à jour des gens invités, des répondeurs présents et absents au repas ! Ne comptez pas avoir une liste claire des gens présents au vin d’honneur par contre… 😉
    • Notre expérience : nous n’avons finalement invité au repas des gens que nous avions déjà vu au moins une fois de façon commune en 10 ans. Pour le vin d’honneur, nous avons invité une cinquantaine de personnes en plus des 120 présents au repas. Nous nous sommes dit après coup qu’il y avait des « oubliés », mais les gens sont bienveillants et n’en tiennent pas rigueur 😉 Mathilde a réservé elle-même l’hôtel pour ses invités qui venaient de loin (pas de bivouac possible autour de la salle). Petite astuce : si vous vous chargez de réserver vous-même l’hôtel, assurez-vous que ça soit annulable un peu avant (souvent plus simple par une réservation directe que par Booking par exemple !).
  • Régime matrimonial : Il faudra se poser la question entre communauté de biens (la base : ce que vous avez avant le mariage est personnel, ce que vous avez pendant le mariage est partagé), ou contrat de mariage (vous devez passer chez un notaire pour l’établir selon les règles que vous souhaitez).
    • Notre expérience : pas de patrimoine préalable excessif, professions similaires et confiance mutuelle : nous avons naturellement opté pour la communauté de biens. En plus c’est tout facile !
  • Mairie : après avoir bloqué la date, vous aurez un dossier simple à remplir dans les 3 mois précédents le mariage (avec les noms et professions des témoins et parents et un extrait d’acte de naissance). Le jour J, vous avez rendez-vous, et vous n’avez qu’à suivre, dire oui et signer : facile !
    • Notre expérience : c’est facile et c’est ce qui constituera votre acte de mariage… Nous l’avons rendu début juin… Petit plus : vous pouvez anticiper l’endroit où vont se garer les invités entre la mairie et l’église, s’ils y vont à pied (ça peut être utile pour le cortège).
  • Cérémonie religieuse et textes : Le choix de la paroisse (voire de l’église) est basé sur la commune de résidence. Vous avez un petit programme de préparation au mariage, et quelques rencontres avec le prêtre/diacre pour préparer votre cérémonie.
    • Notre expérience : 2 réunions de 2h un samedi après-midi, une journée à la maison diocésaine (Les Tourelles) un dimanche en janvier, puis 2 rencontres avec Michel le diacre (mars et juin) et un test sur place le jeudi avant le mariage. Entre les rencontres avec le diacre, nous avions préparé notre prière des époux (prière personnelle… en alexandrins !), choisi les textes de la cérémonie (première lecture, évangile, prière universelle) dans un livret remis aux Tourelles, contenant des extraits de la Bible, choisi les musiques et nos lectrices.
  • Cérémonie religieuse et musiques : Il faut également prévoir 4-5 musiques (entrée, liturgie, célébration, signature des registres et sortie) qui peuvent être religieux ou profanes mais tolérables (pas de danse des canards, ou de sardines par exemple). Savoir qui s’en chargera est également important : musiciens, chorale ou CD (avec un lanceur de confiance) !
    • Notre expérience : nous avions la chance d’avoir un duo de professionnels (trompette et orgue) : son de grande qualité, assurance d’avoir « la bonne chanson au bon moment » (les musiciens ne se trompent pas de pistes ;-)) et grande adaptabilité (reprise d’un refrain supplémentaire voire de la musique en fonction des délais réels…) Le choix de musique a bien plu à l’assemblée, notamment une belle émotion avec l’Ave Maria de Schubert, et une détente globale avec Que sera sera ! Enfin, à la sortie de l’église, nous avions une allée d’enfants, des bulles de savon… et un mini-concert surprise de nos deux harmonies respectives ! Un chouette moment 🙂
  • Cérémonie laïque : en alternative à une cérémonie religieuse, nous avons assisté à 2 cérémonies laïques (dont une que nous avons co-organisée ;-)). Ca peut prendre différentes formes : là aussi, il y a un choix de textes (profanes) et de musiques à faire, en partenariat avec les invités et le(s) maître(s) de cérémonie ; la « charge de travail » me semble assez similaire in fine.
  • Tenues : pour le choix de la robe et du costume, selon votre budget et vos envies, il y a plusieurs options : location, achat dans un magasin spécialisé ou non (en France ou ailleurs !), confection sur mesure… A noter que le marié ne doit pas voir la robe avant, mais que connaître la couleur de la robe guide le choix de costume et de chemise ; il est donc bien d’avoir au moins un parent ou témoin qui soit commun lors des choix respectifs.
    • Notre expérience : nous avons tout deux opté pour une confection sur mesure, sans le savoir : la petite main de la mariée (alias Françoise) pour la robe et Keitel pour le costume. Ca demande un peu plus de temps et d’essayage, mais ça reste des moments bien sympathiques ! Parmi les bonnes adresses, il semblerait qu’Olivier Sinic soit également très bien pour un achat.
  • Alliances : de la même façon, plusieurs possibilités pour les alliances : loca… (euh non !), achat dans un magasin spécialisé ou non (ça ne manque pas !) ou réalisation personnalisée.
    • Notre expérience : comme le costume, nous avons choisi une réalisation personnalisée, et avons dessiné la bague que nous avons fait faire par une joaillière à Arts d’Or (cf. notre précédent billet pour le voyage des alliances en Corse !) Nous avons bien sûr essayé de les enfiler au doigt de l’autre dès que nous les avons eues ; ce qui n’a pas empêché d’avoir quelques difficultés le jour J 😉
  • Porte-alliances : les alliances sont traditionnellement portées par « quelque chose » : la boîte de la bijouterie (personnalisée ou non), un objet évocateur du couple, ou – assez traditionnellement – un coussin.
    • Notre expérience : la mère du marié a brodé pendant de longs mois un coussin dessiné par les mariés. Pour transformer une image en patron de broderie sous Gimp, vous pouvez suivre ce tutoriel !
  • Fleuriste : tout est possible, selon la quantité de fleurs souhaitées au mariage… Pensez éventuellement que vous en aurez probablement à votre vin d’honneur par des invités (en plus). Une fois le bouquet de la mariée choisie (en fonction des couleurs et du thème du mariage – bleu pour nous), le reste va en découler. C’est donc bien de s’y atteler après les premiers essayages de robe.
    • Notre expérience : Brindille nous a fait de superbes propositions et nous avons un peu tout pris : bouquet de la mariée, bouquets des demoiselles d’honneur, boutonnières (parents, témoins, marié), allée en hauteur à l’église, décoration de l’autel, décoration de la voiture, décoration des tables de vin d’honneur et des tables de repas… Lors de l’installation, en voyant quelques oublis, nous avons même eu droit à de nouvelles compositions de dernière minute, offertes… Bref, avoir un bon fleuriste, c’est super !
  • Coiffures / maquillages : un essai, une coiffure le matin même… Prévoyez la date longtemps à l’avance, notamment si le même salon reçoit plusieurs membres de votre mariage… voire de plusieurs mariages !
    • Notre expérience : la mariée et les mères des mariés sont allés à Studio One le matin (… avant de retrouver Vinciane dès 13h30, et à la table d’honneur le soir ;-)). Le marié est passé dans le même salon à distance de la mariée, parce qu’il ne faut pas se croiser – pendant ce temps, elle se faisait maquiller chez Bikini
  • Voiture : de façon facultative, vous pouvez prendre une voiture de luxe et/ou ancienne… Vous pouvez venir avec votre voiture personnelle (et des noeuds – pour ça, faites confiance à votre conducteur !), un vélo, une calèche ou ce que vous voulez… Le petit plus de ces « fantaisies », c’est que c’est aussi un décor pour les photographies !
    • Notre expérience : à Outreau même, nous pouvons louer des voitures de collection chez Voitures & Rêves. Après hésitation avec une Traction, nous avons choisi la Jaguar MK IX – pour l’anecdote, elle tournait dans un téléfilm le lundi suivant le mariage… une scène là aussi de mariage ! (Elle avait déjà tourné dans « Les petits meurtres d’Agatha Christie » avec notamment une course-poursuite !). Mathilde a utilisé la voiture – avec chauffeur et photographe – pour arriver à la mairie (avec son frère), pour arriver à l’église (avec les demoiselles d’honneur), pour arriver à la salle (avec Michaël) ; nous avons fait des photos de groupes devant la voiture, et l’avons prise pour aller faire quelques photographies à trois minutes de la salle… Plutôt bien rentabilisée 😉 Nous avons eu un contact avec le conducteur en début d’année, puis un autre la semaine avant le mariage pour confirmer et dire quel fleuriste a été choisi.
  • Magicien ou autres animations : de façon facultative là encore, selon vos souhaits, votre public et votre budget, vous pouvez prévoir un candy bar, un stand de barbe à papa pour les enfants de votre vin d’honneur, un magicien, un orchestre, une arrivée en parapente (ou en course-poursuite mise en scène), ou tout ce que vous voulez…
    • Notre expérience : notre vin d’honneur débutant tôt (vers 16h-16h30), nous souhaitions une animation. Nous aurions pu faire appel à nos harmonies respectives, mais c’était l’été et nous n’avions pas forcément envie d’imposer des répétitions à nos amis ^^ Par ailleurs, nous avions déjà des musiciens à l’église. Nous avons donc fait appel à un magicien professionnel qui travaille en collaboration avec un magasin de magie en face de chez nous, à Sainghin-en-Mélantois : Carl James. Il a réalisé des tours qui ont bien plu aux adultes et aux enfants (et aux mariés !). Comme pour la voiture, nous avons eu un contact en début d’année, puis un deuxième la dernière semaine avant le mariage pour valider la prestation – facile et efficace 😉
  • Cortèges : vous faites les cortèges que vous souhaitez… Vous pouvez en prévoir 4 : entrée à la mairie, transport entre la mairie et l’église, entrée à l’église, transport à la salle de réception.
    • Notre expérience : A la mairie, nous ne savions pas vraiment (à part la base : marié + sa mère en premier, mariée + son père en dernier). Après quelques photos, Mathilde est partie avec les demoiselles d’honneur faire un tour en Jaguar MK IX, pendant que tous les autres sont allés à pied à l’église (sans réel cortège). Pour l’église, nous l’avons préparé avec le diacre avant la musique d’entrée en 3 mini-cortèges avançant à rythme lent (marié + mère du marié d’abord, puis père du marié + mère de la mariée, témoins ensuite, pour finir par demoiselles d’honneur, mariée + père de la mariée). Enfin, à la sortie de l’église, nous avons attendu un peu dans la Jaguar et sommes partis lentement pour le cortège de voitures se forme – certains, encore garés à la mairie, l’ont néanmoins raté (ce qui n’a rien gâché à notre beau cortège vivement salué par la foule et les klaxons – un moment unique de « roi et reine » très sympa ^^). Si vous voulez vous assurer d’un beau cortège de voitures, arrangez-vous pour que les gens se garent à peu près au même endroit que celui d’où vous partirez lentement !
  • Entrée dans la salle : nous vous conseillons de prévoir votre entrée dans la salle. Est-ce que le service va commencer dès votre premier pas dans la salle ou dans les 10 minutes qui suivent ? Est-ce que vous allez attendre les voeux à l’entrée, seuls ou avec vos parents ; est-ce que vous allez commencer par une séance photo ?
    • Notre expérience : nous n’avions pas du tout anticipé tout ça. Les serveurs étaient hyper réactifs et donnaient une coupe de champagne dès le premier pas dans la salle (assez incroyable comme organisation d’ailleurs et très appréciée par les invités !). Le photographe et les serveurs nous ont plutôt conseillé d’avancer dans le parc et de laisser les groupes d’invités se former pour aller ensuite vers eux… mais c’était déjà un peu tard, car il y avait une file d’attente qui s’est naturellement formée (et dans ces cas-là, c’est difficile de dire « désolé, on ferme »). Mathilde a finalement avancé progressivement dans le parc, et Michaël a reculé petit à petit jusqu’à la sortie vers le parc ; les gens faisaient alors la queue pour adresser leurs voeux, au marié puis à la mariée un peu plus loin. Cette « double » file d’attente a quand même permis de voir un peu tout le monde en 30 minutes. Aucun regret, mais n’hésitez pas à anticiper cette entrée quand vous visitez la salle !
  • Design : tout peut être « visuellement arrangé » dans le mariage : les « cartons » (faire-part, livret d’église, menu, plan de table, carte de remerciement), un éventuel site web, mais aussi les tables (chevalets, serviettes, centre de table…), décorations florales, décorations murales, tabliers de serveurs, panneaux indiquant la localisation des WC…
    • Notre expérience : nous avons reçu comme cadeau de mariage de la témoin de Mathilde, Capucine, illustratrice-graphiste de Vitamine C Studio, les visuels pour tous les « cartons » (mis en valeur par l’impression chez SIB). Michaël tient à jour le site web (à partir des illustrations également). Pour le reste, nous avons fait confiance au fleuriste, et avons laissé « sobrement » les très belles décorations des Jardins de la Matelote (tentures blanches et ballons blancs au plafond). Mais nous avons vu ailleurs d’autres choses très originales : centres de tables au nom de celle-ci, décorations à coup de tampons encreurs ou post-it, etc. Le personnalisé et le « fait main » a un charme important – tout comme le choix (éventuel) d’un thème…
  • Photographies / vidéos : vos invités en feront plein, en général de personnes qu’ils connaissent… Il peut être compliqué de les récupérer : vous pouvez envisager de mettre à disposition du matériel à la sortie de votre soirée (PC avec lecteur de carte SD et de port USB) mais il est probable que ça ne soit pas suffisant. Le harcèlement par mail – si vous les connaissez – peut être plus rentable 😉 D’autres solutions existent : polaroid, appareils jetables sur les tables… Un photographe professionnel peut être un plus pour avoir une même personne qui prenne indifféremment des photos de gens qu’il ne connait pas du tout et reste avec vous tout le temps, y compris avant le début du mariage (remise du bouquet, trajet en voiture, etc.) ; c’est aussi votre photographe référent pour l’église, qui peut alors bouger plus librement pendant la cérémonie (vos amis et familles seront plutôt incités par le diacre à rester à leurs places, en dehors des échanges d’alliances). Enfin, prévoyez le décor de vos photographies (avec plusieurs météos possibles) : est-ce que vous allez vous éclipser, où, avec qui, combien de temps ? est-ce que vous allez faire des photos par groupes avec les invités, où, pendant combien de temps et quand ? En absence de photographe officiel, qui se charge de prendre les photos ? Où seront faites les photos de remise de bouquet (et qui va décorer) ?
    • Notre expérience : nous avons fait appel à un photographe local, David Aguilar, qui a fait des photos de 12h à 2h du matin, et nous a également filmé avec son iPhone sur des scènes clés. Le bouquet a été remis à la maison (décorée par la mère du marié) – nous avions des alternatives en cas de beau temps ou en cas de pluie. Nous avons improvisé la séance photo devant la voiture et nous sommes éclipsés 20 minutes pour profiter du décor au niveau de la falaise (avec davantage d’anticipation, et de temps, nous aurions fait des photos supplémentaires dans le parc des Jardins de la Matelote sans doute). C’était important pour nous de partir moins de 30 minutes du vin d’honneur, parce que nous voulions être là au maximum avec nos invités pour profiter de la journée à fond ! Le photographe n’était pas seul : nous avions beaucoup d’amis et famille derrière un appareil ou une caméra (dont certaines qui ont tourné pendant plusieurs heures de la soirée), ce qui va nous permettre de récupérer beaucoup de clichés (à noter que vous pouvez les réclamer par mail et éventuellement par Jooméo – ce qu’on a découvert tardivement au décours d’un autre mariage en octobre). Nous avions mis à disposition un appareil jetable 27 poses sur chaque table, y compris celle des enfants – le gros point positif est que nous avons des photos que nous n’aurions clairement pas eu sinon (des petits groupes improvisés), et un grand sérieux des poseurs car les photos argentiques ne doivent pas être gâchées pour les « plus anciens ». Côté négatif, nous avons quelques photos ratées (surtout la nuit, même si les flashs ont été mis systématiquement sur notre conseil) ou des redondantes, mais pas de regret ! En « cadeau » de la mère du marié, nous avons aussi eu une location de Polaroïd (excellente idée !) ; nous avons manqué de recharges, mais là aussi ça permet des photos bien sympathiques pour le livre d’or… Un bon conseil : prévoyez-en un, avec assez de recharges !
  • Livre d’or : même si la plupart des invités vont prévoir une carte avec un petit mot, il est toujours bon d’avoir un livre d’or pour ceux qui oublieront ou qui voudront ajouter un mot « sur le moment présent ». Il faudra choisir ce livre d’or (selon votre thème ou vos envies), le personnaliser éventuellement, prévoir des stylos multiples (de différentes couleurs, par exemple) et pourquoi pas des accessoires : polaroïd, post-it, tampons encreurs, etc.
    • Notre expérience : nous avons pris un beau livre d’or au Furet du Nord, et 12 crayons de différentes couleurs (nous avons récupéré les 12 à la fin de la cérémonie d’ailleurs, de façon assez étonnante vu la proportion de gens gardant un stylo par mégarde dans la vie de tous les jours !) Les mots à l’intérieur sont tous très beaux et précieux : ne vous passez pas de ce plaisir d’avoir un livre d’or ! Nous avons collé quelques polaroid à la fin (avec un scotch spécial imitant une pellicule de cinéma), parce que les invités n’avaient pas osé le faire – ou parce que nous ne leur avons pas assez clairement dit. Petite astuce : n’hésitez pas à faire vous-mêmes (ou demander à un témoin ou invité de faire) une démonstration de ce que vous voulez sur la première page !
  • Urne : pour l’urne, vous pouvez acheter une urne toute faite, ou opter pour le DIY (Do It Yourself), voire le LYFDI (Let Your Family Do It). Encore une occasion d’être créatif ! Par contre, prévoyez une fente suffisamment large pour des enveloppes de 20-22 cm et une profondeur à peu près similaire – certaines cartes sont assez volumineuses.
    • Notre expérience : Le père du marié a réalisé une belle urne, dessinée par les mariés. Il l’a faite à partir de vieux volets en bois récupérés, avec des vieux clous un peu rouillés, pour donner un aspect un coffre-fort aux allures de piraterie, avec un cadenas mickey (trouvé chez un brocanteur local) et des étoiles de mer séchées. Le coffre avait pile la bonne taille puisqu’il est désormais plein de cartes (on va le garder comme tel et le rouvrir de temps en temps !)
  • Vin d’honneur et repas : faire (avez-vous le temps ?), faire faire (vos amis et votre famille en ont-ils ?), ou laisser faire ce qui sustentera vos invités… A vous de choisir ! Notez que le coût du traiteur ou du restaurant peut être assez dissuasif, mais les invités d’un mariage sont en général particulièrement généreux, et finalement une bonne partie du mariage est remboursée le jour même… Notez aussi que vous pouvez simplement préférer le « fait maison » pour le côté justement personnalisé !
    • Notre expérience : nous avons fait un repas test à 7 (nous, nos parents et le frère de Mathilde) pour choisir le menu, et avons voté pour les repas. Nous n’avons pas testé le vin d’honneur, mais là aussi nous avons voté parmi la carte présentée. Le repas était copieux sans être excessif, ce qui nous semblait important pour permettre aux gens d’aller ensuite sur la piste de danse.
  • Plan de table et placement des tables : plusieurs choix à faire ici : le type de tables (carrées, rectangulaires, rondes, de 6 à 20 places…), le placement des invités (par famille, par âge, par affinité, mélangé, libre ou placé…) et la disposition des tables (les enfants proches de leurs parents !) Par ailleurs, le plan ne peut être fait que tardivement lorsque les derniers désistements et réponses tardives sont arrivés ! Petites astuces : s’il y a des enfants dans les invités, demandez s’ils mangent avec leurs parents ou peuvent manger à part… et pensez à vérifier s’il y a une salle pour que les enfants puissent se reposer !
    • Notre expérience : nous avons relancé les derniers non-répondants près de 2 mois avant le mariage pour connaître le plan définitif ; malgré tout, nous avons eu des petites modifications jusqu’à la fin. Nous avons fait 3 plans avant d’arriver à celui définitif ; après avoir hésité, nous sommes finalement revenus à une disposition par famille et âge (plutôt que mélanger les familles). Ca s’est très bien passé et les gens se sont bien entendus aux différentes tables apparemment. Les tables des Jardins de la Matelote étant rondes, le choix était vite fait ; ceci étant, ça nous convenait bien car ça permet de choisir 8 personnes qui vont a priori bien s’entendre et les laisser se placer comme ils le souhaitent sur la table (pour les tables rectangles, souvent plus grandes, il faut aller jusqu’à placer chaque personne, ce qui peut être un peu plus « casse-tête » encore !) Enfin, la veille, nous avons décidé où seraient les tables les unes par rapport aux autres ; une bonne idée (conseillée par les serveurs) est de mettre les enfants sur une table ronde proche de leurs parents.
  • Dragées : classiquement, les invités repartent d’un mariage avec un petit souvenir : les dragées… Vous pouvez multiplier les souvenirs (comme un mini-verre à vodka ;-)), décider de mettre des dragées par couple ou par invité, de les distribuer un à un à la fin (pour dire au revoir à tous vos invités) ou les mettre à disposition sur les tables (pour décorer)…
    • Notre expérience : peu de magasins proposent des dragées ET des sujets… Nous avons la chance d’avoir un tel magasin à Boulogne-sur-mer : Au marin gourmand. Ils nous ont prêté 3 présentoirs, et nous avons distribué les dragées à la fin, par couple.
  • Musiques / DJ : après les musiques de cérémonie, 4 musiques sont importantes : entrée des mariés dans la salle, ouverture de bal, musique(s) suivant l’ouverture de bal et présentation des gâteaux (une ou deux musiques). Il est possible de faire l’ouverture de bal traditionnelle (mariée et son père) mais plus généralement ce sont maintenant les mariés qui ouvrent ensemble, suivis d’une danse avec leurs parents respectifs. Prévoir une playlist pour le vin d’honneur, une pour le repas et une pour la soirée est important ; pour vous guider, vous pouvez demander à vos invités (comme nous ici) les musiques qu’ils aimeraient entendre pour les décider à aller sur scène. Enfin, vous pouvez déléguer tout ça à un DJ, qui se chargera également de sonoriser et illuminer votre soirée, d’organiser les animations surprises en fonction de la cuisine… c’est quand même plus simple, mais ne doit pas vous décharger totalement de ce point musical !
    • Notre expérience : pour une ouverture originale, nous avons opté pour une vidéo en musique présentant les clichés de notre « séance d’engagement » (un cadeau d’anniversaire sympathique, qui nous a permis de rencontrer le photographe). Nous avons fait confiance au DJ Pierre-Yves Bouchez pour la soirée ; à partir des musiques qu’il nous a proposées lors d’une première rencontre chez lui, nous avons créé une clé USB pour le vin d’honneur et lui avons donné les musiques importantes (notre vidéo d’ouverture sur Another Day of Sun de La La Land, la valse d’Amélie Poulain suivie de What a Wonderful World, L’estassi dell’oro de Le Bon, la Brute et le Truand suivi de PM’s Love Theme de Love Actually pour les gâteaux). Nous lui avons également donné un dossier avec une vingtaine de musiques réclamées par nos invités, qui n’a finalement pas vraiment été exploité pour amener les gens sur piste (utilisé en partie lors du repas). Un petit « défaut » d’avoir un DJ est que la playlist est déjà un peu faite, par l’expérience, et nous nous sommes dit après coup qu’il manquait peut-être de ces musiques « commandées », ainsi que de musiques à danser à deux (valses, slows… –  peut-être des musiques trop calmes qui ont tendance à vider la piste ?) A côté de ça, avoir un DJ c’est surtout avoir un son de très bonne qualité et ici pas trop fort (c’était une grosse demande de notre part !), ne pas avoir à gérer la technique, pouvoir proposer un petit « blind test » facilement en animation, faire 2 projections (notre film d’entrée et une surprise d’Alain et Cécile !) et avoir un flashmob surprise organisé par Audrey, le tout en respectant la cuisson en cuisine ! Notre conseil ici : prenez un DJ sérieux si vous en prenez un (le nôtre l’était !), donnez-lui les fichiers que vous voulez entendre (histoire qu’il ne passe pas un rock au lieu d’une valse pour votre ouverture de bal par exemple !), assurez-vous également qu’il travaille jusqu’à 4-5h du matin (certains proposent un forfait jusqu’à minuit avec dépassements ensuite…). Investissez du temps sur la musique (quitte à proposer carrément une playlist d’une dizaine de musiques juste après l’ouverture pour pouvoir passer les « demandes » qui vous semblent importantes – de vos parents, grand-parents… – et quelques musiques et styles que vous tenez à entendre à ce moment-là). Et enfin, n’oubliez pas de rester sous les 80 dB, c’est bien assez !
  • Danse : si vous savez déjà danser, bravo. Sinon, vous pouvez prendre des cours de danse en groupe (parfois proposés par des associations à moindre coût), soit en groupes particuliers (en vous y prenant 6 à 12 mois avant), soit avec de la famille/des amis, soit sur YouTube… Ce qui compte surtout, c’est l’ouverture de bal ; pour le reste, vous réussirez un peu à vous débrouiller 😉 Si vous n’y connaissez rien, une chorégraphie « simple » peut vous permettre de vous en sortir dignement, surtout sur une musique suffisamment lente. Il faut sûrement éviter de vous mettre en danger avec des musiques trop longues, trop rapides ou changeant beaucoup de rythmes/styles si vous n’êtes pas de bons danseurs…
    • Notre expérience : nous ne savions pas danser et le savions (c’est notre deuxième billet ici en janvier !). Nous n’avons contacté les professeurs de danse qu’en mai-juin, ce qui était bien trop tard. Nous avons donc appris par nous-même avec la chaîne YouTube Apprendre à danser : nous avons appris les pas de la valse, un peu du tango et du madison pour la forme… Nous avons ensuite créé et répété une chorégraphie sur la valse d’Amélie Poulain (courte, lente, déjà utilisée avec des idées sur YouTube, et découpable en tranches de 15 secondes…) A l’occasion, nous mettrons une vidéo de nos essais, ça n’est pas triste 😉
  • Le reste de préparatifs… Il reste d’autres éléments dans un mariage : les enterrements de vie de célibataires (astuce : laissez-vous porter !), le voyage de noces (organiser des vacances, du plus simple au plus compliqué… peut-être que c’est la bonne année pour faire simple, finalement !), le choix des sous-vêtements et du parfum… ^^ Ce sont des petits détails qui s’organisent sur l’année qui précèdent le mariage, et s’accélèrent la dernière semaine ! Prévoyez quelques jours de congés avant, et tout se passera très bien 😀
    • Notre expérience : plus nous avancions, plus nous avions un plan de notre journée. La veille, nous avons même préparé un récapitulatif sur 2 pages pour le DJ avec les principaux moments, les musiques à passer et les heures approximatives (nous n’étions franchement pas loin de la vérité d’ailleurs) !
  • … et les surprises ! Vous en aurez, c’est sûr ! Essayez autant que possible d’avoir une personne référente (ça se fait tout seul en général), pour éviter toute redondance (ça serait dommage d’avoir 2 diaporamas similaires), pour éviter également qu’il y ait trop d’animations éventuellement, ou des surprises qui retardent le service et gênent la cuisine.
    • Notre expérience : Nous avions prévu un planning assez cadré donc, mais qui permettait largement d’avoir aussi du temps pour les surprises (nous comptions une heure par service pour mise en bouche, entrée, plat, fromages et dessert, en sachant que les danses ne démarraient qu’après le plat). Nous avons eu la chance d’avoir une vidéo-diaporama avec de nombreuses photos plus ou moins compromettantes (!) organisée par Alain et Cécile ; un flashmob avec beaucoup de monde sur la piste, mené par Audrey ; et un énorme feu d’artifice offert par nos parents et commandé aux Magiciens du feu ! S’il y a eu quelques difficultés à l’allumage, le jeu en valait la chandelle allumée… 😀 Tout ça a été dit dès le début au DJ (par Alain, Audrey et nos parents donc), ce qui lui a permis de nous dire – sans dévoiler la suite – à quel moment proposer notre animation « blind test », et le fait qu’il n’était pas utile d’utiliser la vidéo « montage de tente » (que nous avions appelé « animation bonus au cas où il n’y aurait pas de surprise »…)

Voilà… Au final, est-ce stressant ? Pas vraiment :

  • Les préparatifs sont nombreux (et nous avons été assez exhaustifs là !) mais étalés sur un an, ce qui les rend assez simples et agréables. Travailler avec des professionnels simplifie aussi les choses – ils vous rappellent juste à la fin pour confirmer.
  • Tout s’accélère la dernière semaine, mais il s’agit souvent de simples confirmations. La veille (ou les 2-3 jours précédents…), vous y consacrerez vos journées pour décorer, récupérer les dragées, et préparer (surtout si vous faites les repas vous-mêmes). Ca reste des moments très agréables, et où vous aurez de l’aide proposée !
  • Le jour J, vous aurez un planning prêt de longue date (fleuriste, coiffeur, esthéticien(ne), habillage, photos…) ; si vous êtes bien organisés, ce planning s’étendra pour la suite de façon approximative… voici à peu près le nôtre (a posteriori) :
    • 13h30 – mairie
    • 14h30 – église / concert surprise et allée d’enfants
    • 16h à 19h – vin d’honneur / magicien et voiture jusqu’à 18h30
    • 19h30 – apéritif
    • 20h30 – entrée dans la salle (après une vidéo de 2 minutes)
    • 21h – mise en bouche / 1ère animation (diaporama surprise de 15 minutes)
    • 22h – entrée / 2ème animation (blind test de 15 minutes)
    • 23h – plat / ouverture de bal
    • 0h – fromage / danse, dont flashmob surprise
    • 1h – présentation des gâteaux / feu d’artifice surprise / gâteaux
    • 2h à 5h – danse (théoriquement lancer de lanterne surprise à la fin, mais oublié dans la voiture… nous l’avons finalement lancée un mois plus tard de chez nous !)
    • 5h à 6h – ramassage des décorations et libération de la salle
  • Bien sûr, nous avons beaucoup parlé de planification (parce que c’était le but de l’article), mais il faudra surtout vous laisser porter. Les gens seront super avec vous. Et qu’on prenne de l’avance ou du retard sur le planning n’a aucune importance : il faut juste que vous (et vos invités) profitiez à fond de cette incroyable journée !

Voilà, à vous de vous marier 😉

Destination Corse – Le voyage résumé en moins de 2 minutes

Il y a un mois, nous nous marions… et c’était bien ! Nous reviendrons sur la cérémonie, le vin d’honneur et la soirée dans un prochain billet avec des photographies pour l’illustrer (pour l’instant, nous sommes en train de commencer à les récupérer…)

Allez, quand même une petite photo inédite : un selfie dans la Jaguar !
Allez, quand même une petite photo inédite : un selfie dans la Jaguar !

Finalement, on parle beaucoup des préparatifs avant le mariage, mais il reste beaucoup de choses à faire après le mariage : lire les nombreux gentils mots qui ont été laissés dans l’urne ou dans le livre d’or (merci à tous !), lister les gens à remercier pour leur présence ou leur cadeau en tentant de n’oublier personne, ranger nos souvenirs, récupérer et trier les photos…

Par ailleurs, comme vous le savez, nous sommes partis en voyage de noces  en Corse du 24 juillet au 9 août. Nous avons fait le GR20, qui est réputé pour être le sentier de grande randonnée le plus dur d’Europe. Nous n’avons fait que celui-ci mais effectivement, il n’est pas facile (c’est un euphémisme, nous vous raconterons…)

Un autre selfie, au point d'arrivée du GR20. Notez l'absence de noeud papillon et de bouquet de mariée.
Un autre selfie, au point d’arrivée du GR20. Notez l’absence de noeud papillon et de bouquet de mariée.

En attendant un récit plus détaillé, voici déjà un résumé en moins de 2 minutes de notre voyage ! (Attention, la musique vous restera en tête pendant le reste de la journée, voire de la semaine ou de l’année).

Pour l’anecdote, nos alliances viennent de la bijouterie-joaillerie « Art d’Or » de Divonne-les-Bains, où Michaël avait acheté la bague de fiançailles à Mathilde… le 6 septembre 2011 (près de 6 ans avant le mariage donc !). Mathilde a proposé que nos alliances viennent du même endroit : nous les avons donc dessinées le 5 février puis après quelques échanges par mail, nous les avons commandées et reçues le 4 juillet 2017 ! (Ouf !) Nous les aimons beaucoup et comme vous avez pu le voir, elles nous suivent partout 😉

Le mois prochain, nous vous partagerons quelques belles photos et souvenirs du GR20… (si vous voulez être prévenus par mail, laissez votre adresse en haut à droite pour vous abonner !) En attendant, nous vous laissons quand même avec une vue de notre première nuit sur le circuit ! C’est beau, n’est-ce pas ?

Première nuit en bivouac à Bocca di Pisciaghja, entre Ortu di u Piobbu et Carrozzu (25 juillet 2017)
Première nuit en bivouac à Bocca di Pisciaghja, entre Ortu di u Piobbu et Carrozzu (25 juillet 2017)

(Et bon anniversaire Maman ! ;-))

Préparatifs du voyage en Corse – Le montage de tente

Merci à tous d’avoir été présents au mariage, nous avons passé un moment absolument inoubliable à vos côtés, surpris à de multiples occasions tout au long de la journée.

Nous reviendrons bien sûr sur le mariage dans les semaines à venir, avec des photos… D’ailleurs, si vous en avez fait (je crois que oui), nous vous serions très reconnaissants de nous les transmettre via Dropbox, Google Drive ou un lien WeTransfer à mon adresse mail (michael.rochoy [arobase] gmail.com). Ca me permettra également d’avoir votre adresse pour vous envoyer une sélection de photos !

Sinon, aujourd’hui, mardi 25 juillet (114ème mois ensemble et 3ème jour de vie maritale !), nous sommes théoriquement en train de marcher sur les sentiers du GR20. Voici une petite vidéo « bonus » sur le montage de tente !

Nous vous raconterons le reste à notre retour (ou éventuellement lors de la partie « farniente » à Porto Vecchio) ! A très bientôt !

Le menu

Le billet du 22 juillet est un peu en retard, mais pour cause, nous sommes un peu occupés… (et puis il ne faut pas « spoiler » pour ceux qui auraient un smartphone lors du mariage ;-))

Bref, pendant que la fête bat son plein, parlons du repas…

Le menu a été déterminé le samedi 18 mars 2017 : nous avons fait un test le midi à 7 au restaurant de la Matelote. Nos parents, Frédéric (le frère de Mathilde) et nous deux faisions tourner chacun nos assiettes dans le sens horaire, pour tester 7 mises en bouche, puis 7 entrées et 7 plats différents. En retenant chacun 1 ou 2 menus, nous sommes parvenus au choix démocratique rappelé ci-dessous (4-5 voix à chaque fois) et qui, nous l’espérons, vous a bien plu le jour J ! 🙂

Sur la forme, encore un grand merci à Capucine pour la réalisation des menus (et son idée géniale de mettre le nom des invités sur le dos, avec le nom de table).

Menu

Enfin, pour le vin d’honneur, il n’y a pas eu de tests, mais comme nous sommes d’éternels indécis, nous avons fait un vote également à la fin du repas…

Vin d’honneur : 
– Opéra de saumon fumé à l’aneth
– Toasts crabe curry, pain polaire,
– Toasts crevettes grises, gambas, algues noires
– Cuillère tomate, mozzarella, origan,
– Croissant viennois au jambon,
– Mini-sandwich toast au vieux comté,
– Mini hot-dog brioché
– Animation foie gras frais sur toasts croustillants
J’en profite pour vous signaler que normalement, il reste un peu de gâteau en cuisine ; si vous avez encore faim, vous pouvez y jeter un œil 😉
(Rassurez-vous, ce billet a été programmé bien avant ce jour… et il y en aura d’autres après le mariage !)

Derniers préparatifs [J-7]

Finalement, un petit billet en dehors du 22 pour faire le point, parce que « où en êtes-vous ? » est une question récurrente. A une semaine pile de notre entrée à la mairie, voici un petit état de l’avancement…

Tout d’abord, ces dernières semaines ont gagné en « intensité » pour la préparation du mariage et à ce rythme, normalement nous devrions être totalement prêts autour du 31, 32 ou 33 juillet.

Concernant la matinée, nous ne savons pas encore qui dort où, comment, avec quels vêtements s’habiller, à quelle heure, et tout ça. Il y a quelques rendez-vous bloqués de longue date (coiffeur, maquillage, photo, mairie), mais il reste de grandes zones de flous. Nous sommes aussi un peu perdus entre le respect du protocole (le même qui dit de se marier dans la ville de la fiancée) et le YOLO (qui dit You Only Live Once). Bon, au moins Michaël a récupéré son costume (le 11 !) et ses accessoires ; Mathilde a fait quelques dernières retouches sur sa robe et a choisi ses bijoux… Normalement, nous porterons des vêtements !

Concernant les cérémonies, nous avons reçu les alliances (4 juillet !), su qui nous mariera à la mairie, nous avons revu le diacre, visité l’église, choisi les textes et les musiques, préparé le livret d’église (merci Capucine :)), choisi le papier d’impression (ça sera fait d’ici mardi), vu le porte-alliances, déterminé nos lectrices pour l’église, et composé la prière des époux (Mathilde a apporté un soin très particulier pour la peaufiner !)… Une répétition générale est prévue dans la semaine ; vous lirez peut-être ça dans Gala ou Voici : « ils se sont mariés dans l’intimité, loin des paparazzis, loin des invités, témoins, demoiselles d’honneurs, loin des fleurs et des alliances… » (avec le sous-titre : « mais d’ailleurs, qui sont ces gens et pourquoi faisons-nous un reportage sur eux ? »).

Concernant le vin d’honneur, nous sommes en train de préparer la musique, et nous avons encore quelques détails à régler… Comme pour tout d’ailleurs : c’est notre mot du mois ça « kelkedétayarégler ».

Concernant la soirée, nous savons maintenant qui sera présent ou pas, et nous avons pu faire les plans de table (et choisir les noms). Ce plan et le menu seront imprimés en début de (dernière) semaine prochaine… merci à Capucine encore (bis repetita ! ;-)). Nous avons réfléchi à quelques musiques que nous souhaiterons entendre (quand et comment), nous avons kelkedétayarégler, et nous dansons un peu quand nous nous croisons. Parfois, nous faisons ça en ciré jaune sous la pluie, en revenant de la mine avec nos 7 amis de petite taille ou en sonnant les cloches avec notre ami discrètement scoliotique : il semblerait que notre vie se soit transformée en comédie musicale en moins de temps qu’il n’en faut pour dire supercalifragilisticexpialidocious.

Concernant l’après-soirée, nous avons désormais un programme assez clair du dimanche matin à notre retour du voyage de noces dont nous avons parlé dernièrement !

Finalement, nous sommes prêts à 80-85 % environ. Comme dit plus haut, le 100 % ne pourrait sûrement être atteint qu’autour du 33 juillet… mais comme cette date n’existe pas, peut-être que nous ne serons finalement jamais prêts à 100 %… En tout cas, le mariage pourrait avoir lieu ce jour, il ressemblerait déjà plus à une cérémonie d’union qu’à une barbecue-party. Pour que ça soit toujours plus sympa, il reste beaucoup de petits kelkedétayarégler mais nous avons une semaine pour le faire (une semaine de vacances pour Michaël, et idem pour Mathilde – à 48 heures près d’ici mardi soir, mais on ne va pas chipolata, car ça n’est pas une barbecue-party comme dit plus haut).

Enfin, concernant l’avant-mariage, en dehors de ce qui nous reste à prévoir pour le jour J et pour le voyage de noces (voire pour notre retour), il paraîtrait qu’un enterrement de vie de célibataires aurait lieu aux alentours de cet après-midi pour le marié et de jeudi soir pour la mariée… Nous vous raconterons ce qui sera racontable de ces événements secrets 😉

A samedi !

Le voyage de noces en Corse

Préparer un mariage, c’est aussi préparer un voyage…

Comme mariage rime aussi avec paysage, nous irons en Corse ; nous y ferons du laçage, du marchage et du kilométrage tout au long du GR20 (Sentier de Grande Randonnée n°20 – l’ancien code départemental de la Corse).

Nous avons réservé nos billets d’avion et nos logements le 18 mars et nous avons fait nos emplettes à Horizons Nature entre le 18 mai et le 17 juin… Nous avons aussi prévu d’autres éléments importants, comme un appareil photo argentique – car il n’y aura pas ou peu de chargeur le long du trajet !

Pour se maintenir un peu en forme, nous avons participé à plusieurs courses dans l’année : après le 10 km d’Outreau en novembre dernier (annulé mais que nous avons couru tout de même à deux sous une légère bourrasque…), le semi de la Terre des 2 Caps en mars, le 20 km de Maroilles en mai, nous ferons le 10 km de Boulogne-sur-mer le 2 juillet prochain.

Ca devrait déjà nous aider pour le programme qui nous attend :

(Note du 22 août : Nous sommes maintenant revenus du GR20. Contrairement à ce qui est annoncé ici, nous ne l’avons pas fait en 9, mais en 11 jours. Ca n’est déjà pas si mal, vu qu’il se parcourt normalement en 16 jours… Du coup, nous n’avons pas dormi à chaque fois aux endroits indiqués. Par ailleurs, les kilométrages nous semblent supérieurs à ceux indiqués, si on se fie à nos smartphones. Bref, nous ferons un autre billet plus tard avec les bonnes étapes, et les photos/vidéos pour illustrer notre périple !)

  • Lundi 24 juillet : départ de Lille à 10h48, arrivée à l’aéroport Calvi (Corse) à 16h05, puis taxi jusqu’à Calenzana où nous passons la première nuit (hôtel Bel Horizon)
  • Mardi 25 juillet au mercredi 2 août : GR20 selon le plan suivant, qui pourra être sujet à variation selon la météo, notre état podologique et tout ce qui pourrait entraver notre enthousiasme à marcher 12 à 14 heures par jour (NB : les liens mèneront à des pages de photos / récits de voyages… après notre retour !)
    • Mardi 25 juilletDe Calenzana à Carrozzu : 2 étapes, soit 17 km prévus (2040 mètres de dénivelé positif D+, 970 mètres de dénivelé négatif D-)
    • Mercredi 26 juilletDe Carrozzu à Tighjettu : 2 étapes soit 11,5 km prévus (2000 mètres D+, 1690 mètres D-)
    • Jeudi 27 juilletDe Tighjettu à Manganu : 2 étapes, soit 29,5 km prévus (1270 mètres D+, 1130 mètres D-)
    • Vendredi 28 juilletDe Manganu à l’Onda : 2 étapes, soit 18 km prévus (1700 mètres D+, 1200 mètres D-)
    • Samedi 29 juilletDe l’Onda à E Capanelle : 2 étapes, soit 24 km prévus (1600 mètres D+, 1420 mètres D-) ; ce sera a priori le seul passage dans une ville à Vizzavona – nous avons préféré ne pas y faire étape, pour ne pas avoir à subir une douche chaude ou un lit douillet (on s’habitue trop vite à ces trucs là).
    • Dimanche 30 juilletDe E Capanelle à Prati : 1 étape, soit 17 km prévus (890 mètres D+, 600 mètres D- : c’est dimanche, on se repose !)
    • Lundi 31 juilletDe Prati à A Matalza : 2 étapes, soit 21 km prévus (1100 mètres D+, 1300 mètres D- : la première fois où le dénivelé négatif sera plus important que le positif !)
    • Mardi 1er aoûtDe A Matalza à I Paliri : 2 étapes, soit 25 km prévus (1090 mètres D+, 1450 mètres D-)
    • Mercredi 2 aoûtDe I Paliri à Conca : 1 étape, soit 12 km prévus (160 mètres D+, 970 mètres D- : cette dernière étape plus tranquille nous permettra d’absorber un éventuel retard, comme celle du dimanche précédent !)
  • Le GR20 s’arrête à Conca, où nous passerons notre 2ème nuit à l’intérieur (hôtel San Pasquale) ! Toutes les autres nuits seront dans une tente à proximité des refuges, histoire d’avoir une certaine liberté – nous avons prévu de doubler la plupart des étapes comme vous le voyez, donc nous avons préféré cette solution à une réservation de lits, pour avoir une marge de liberté plus importante.
  • Jeudi 3 août : taxi jusqu’à Porto Vecchio où nous gagnerons l’hôtel Kilina pour une semaine de repos méritée ! Nous n’aurons pas grand-chose sur nous (pas de livres, pas d’ordinateur, 3 T-shirts en merinos portés plus que de raison et 2 maillots de bain roulés en boule au fond du sac…). Nous aurons l’impression d’être revenus dans les années 90 – le smartphone en plus, quand même ! Nous en profiterons pour reposer nos jambes dans la piscine…
  • Mercredi 9 août : aéroport de Figari à 16h50, retour à Lille à 21h56… et dernière nuit des vacances !

(Vous pouvez retrouver tout ça sur cette carte en déplaçant la souris sur l’itinéraire – les liens sont cliquables comme ci-dessus).

Et j’imagine que le 22 août, nous mettrons quelques petits récits de voyage ou photographies en ligne sur ce site 😉 Si vous voulez ne rien rater, n’oubliez pas d’inscrire votre adresse mail sur la barre à droite ! → (ou en bas si vous êtes sur un smartphone)


A très vite au mariage – vous savez, ce qui rime avec voyage… 😉



Journal d’une semaine de vacances

Nous avons presque fini les invitations, et avons reçu les réponses de (presque) tout le monde ! Pour préparer le mariage (notamment), nous avons donc posé une semaine de vacances…

 

Lundi 15 mai

Aujourd’hui, avons commencé à apprendre sur YouTube !

Plus de prof de danse disponible avant juillet, en dehors des heures de travail — nous nous y sommes visiblement pris un peu trop en retard, alors que nous en parlions déjà en janvier… Pas grave, les vidéos sont vraiment bien faites, ça va être super ! 🙂

Avons aussi esquissé notre premier plan de table… A priori, il y a une bonne dizaine de tables à nommer !

Mardi 16 mai

Avons préparé les textes du livret pour la célébration religieuse, après avoir relu le magazine proposé par le diacre hier soir.

Avons avancé aussi le choix des musiques pour la soirée.

Et puis avons redansé aussi… Il faut bien s’entretenir ! Difficile de prendre le coup avec cette histoire de quart de tour avec les mains, mais on s’accroche. Ça va être bien.

Mercredi 17 mai 

Avons fait des retouches sur la robe, et choisi le costume. Reste les demoiselles d’honneur à rhabiller, dès la semaine prochaine !

N’avons pas dansé, parce que nous n’avons pas eu de moment à deux vraiment. Mais gardons en tête les pas. 1, 2, 3, 4… 8 ! Lent, lent, vite, vite, gauche, droite, avaaaaant, arrière, tourne, tourne !

Ahah, c’est un peu obsédant quand même ^^’

Jeudi 18 mai 

Ne dormons plus, pensons à nos pas de danse toute la nuit. C’est droite devant ou gauche derrière ? Ou les deux ? Aucun ?

Et si on perd une jambe d’ici là, existe-t-il des vidéos de démonstration pour les unijambistes ?

Devenons complètement fous à cavalier et cavalière.

Pour se changer les idées, avons commencé à acheter notre matériel pour le voyage de noces. Il faudra en parler lors d’un prochain billet.

Vendredi 19 mai 

Avons fait des essayages de coiffure, et des photos.

Avons réfléchi à la danse sans pouvoir pratiquer. Avons envisagé d’ouvrir autre chose qu’un bal : ouvrir une bouteille, ouvrir une enveloppe, ouvrir une noix de coco pourquoi pas. A la rigueur, pouvons sceller notre union en ouvrant un livret A, j’en sais rien. Faut-il vraiment ouvrir un bal ? Et si nous ouvrons une balle de tennis ou de ping-pong, est-ce qu’on n’est pas tout autant dans une cérémonie festive ?

Samedi 20 mai 

N’avons rien fait pour le mariage. Réfléchissons de plus en plus à abandonner cette histoire de danse, parce que les gesticulations, la sueur sur le dancefloor glissant sous nos chaussures neuves, c’est un coup à tomber et se faire mal, alors qu’on pourrait très bien passer une bonne soirée aussi en jouant au Monopoly par exemple. C’est moins dangereux. Non, plus on y réfléchit et plus je pense PAR PITIE COUPE CETTE VIDEO J’EN PEUX PLUS DES UN DEUX TROIS QUATRE…

Dimanche 21 mai 

Finalement, avons appris la valse, le madison, le tango, le rock, disco, street dance, country, paso doble, salsa, cha-cha et charleston sur YouTube. Serons samedi prochain au championnat de France à Rilleux La Pape.

Ecrivons un billet pour le blog. Avons hâte de (tous) vous voir dans 2 mois !

Notre faire-part

Normalement, puisque vous vous promenez sur ce site, vous avez sûrement eu notre faire-part sous les yeux à un moment donné !

Ce petit carton nous a demandé un certain temps et plein de décisions. Or, nous souffrons de phobie décisionnelle.

Notre façon de prendre des décisions consiste en général à appuyer sur ce bouton.
Notre bouton préféré.

Donc pour des gens comme nous, choisir la forme a déjà été compliqué : carré, rond, rectangle, en étoile, en cœur ? Et pourquoi pas un origami ? Quel pliage ? Et si finalement on restait sur un carton classique ? Zéro, un ou deux plis ? Des cartons multiples ou un seul ? Des « accessoires » : un lien, une corde, une fleur séchée… ou rien ? Plus nous avions d’idées différentes, plus ça devenait compliqué de choisir !

Nos faire-part enfin imprimés !

Ensuite, il a fallu écrire un texte qui nous parle, qui soit personnel sans être biographique, qui soit léger sans être niais, qui soit solennel sans être pompeux… Sur certaines tournures, nous avons tellement galéré que nous étions à deux doigts de tout arrêter et faire le mariage à deux au MacDo (ou Quick – notre indécision sur ce point nous a finalement fait abandonner cette alternative).

Pour le décor, ça a été plus simple pour nous… Dès août 2016, nous savions que Capucine (Vitamine C Studio) réaliserait le design (elle nous l’avait proposé lors d’un soir particulièrement pluvieux à Chamonix !) Nous lui avons proposé un thème global et elle en a imaginé le visuel que vous avez pu apprécier 🙂 Vous aurez le plaisir (comme nous !) de la féliciter pour ses talents de graphiste le 22 juillet !

Nos enveloppes sur fond fleuri !

Les impressions ont ensuite été faites à Boulogne-sur-mer (SIB), sur du papier Rives Tradition 250g/m2 extra-blanc en 13 x 13 cm. Son poids a été partiellement choisi parce qu’il permettait d’envoyer une enveloppe avec un seul timbre (nous avons ainsi économisé 15€ d’affranchissement \o/). Son léger grain feutre met plutôt bien en valeur le fond discret, n’est-ce pas-oh-là-là-mais-nous-sommes-en-train-de-choisir-une-texture-de-papier-est-ce-que-tout-ça-ne-va-pas-un-peu-trop-loin ? Pour la petite anecdote, les faire-part étaient prêts le jour des 30 ans de Mathilde, il y a pile un mois !

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Ensuite, parce qu’il faut en laisser le minimum au hasard qui a la fâcheuse tendance à faire n’importe quoi quand on lui donne trop de liberté, Mathilde a trouvé les enveloppes adaptées chez Picwic à Villeneuve-d’Ascq : gamme Pollen (par Clairefontaine), 14 x 14 cm, 6 grammes, de couleur beige-ivoire irisé, beige mat ou orange mat (comme le bateau).

Michaël a eu le loisir d’écrire vos noms (et adresses) dessus pendant quelques heures le dimanche 26 mars après-midi, à Noyelles-sur-Sambre… Enfin, il n’y a plus eu qu’à vous les donner en mains propres, ou vous les envoyer par la Poste, jusqu’à Paris, Grenoble… voire La Réunion !

Nos enveloppes prêtes

En résumé : il a été conçu en 9 mois, il mesure 13 cm, pèse 14,5 g (avec son enveloppe), a déjà parcouru plus de 10 000 km et ses parents le trouvent très beau.

Le mariage, ça sera le baptême de notre faire-part.

Le choix du thème

Le mois dernier, nous vous parlions de notre avancée… Eh bien, nous avons encore BEAUCOUP progressé, notamment cette semaine :

  • nous avons reçu les faire-part de Capucine, et avons choisi le papier d’impression jeudi… ils devraient donc être dans les boîtes aux lettres d’ici la fin de mois (et vous découvrirez ce site à cette occasion !)
  • ça a été l’occasion de mettre ce site aux couleurs du faire-part, et préparer le questionnaire « serez-vous présent »… merci de nous répondre par ce biais, par mail, sms, téléphone, ou en direct !
  • jeudi également, nous avons choisi la voiture de la mariée (et rencontré notre diacre), avant de commencer à s’intéresser aux fleurs et dragées (encore de nouvelles choses à prévoir !),
  • ce samedi 18 mars, nous avons déterminé notre repas de mariage, après un test à 7 à la Matelote (et autant de mises en bouche, entrées et plats à faire tourner !)
  • le même jour, nous avons réservé les billets d’avion et d’hôtel pour notre voyage de noces
  • … et préparé la vidéo qui suit, filmée le mois dernier.

A dans un mois ! Et bon anniversaire Mathilde 😉

Serez-vous présent à notre mariage ?

Nom et prénom : *
Serez-vous présent le 22 juillet ? *
Combien de personnes serez-vous ? (en chiffres) *
Pour assurer l'ambiance, quelle(s) musique(s) vous fait (font) danser à tous les coups ?
Malheureusement, nous n'avons pas prévu d'inviter de robot à notre mariage donc cliquez là →

Check-point de février

Nous sommes à 5 mois du mariage et voici où nous en sommes :

  • Inviter les gens à notre mariage : 45 %. A ce stade, Mathilde a prévenu toute sa famille ; pour Michaël, il reste 1 tante, 6 cousins (et leurs conjoints). Et quelques amis également pour les deux… Les faire-part devraient être envoyés en mars-avril.
  • Trouver nos tenues : 30 %. Il paraîtrait que du côté de la robe, ça soit en bonne voie. Côté costume, Michaël hésite encore entre Spiderman et Batman (le noir ça amincit, mais Spiderman c’est classe aussi).
  • Tester les coiffures : 49 %. Nous n’allons pas nous mentir, la recherche capillaire va être différente pour Mathilde (recherche créative) et pour Michaël (recherche tout court).
  • Tester le maquillage : 49 %. Là aussi, le test sera relativement rapide pour Michaël ; un peu moins pour Mathilde qui se maquille une fois par année bissextile.
  • « Embaucher » le photographe qui nous suivra dès le matin : 90 %. c’est fait, acompte versé… Il faudra le revoir avant à une ou deux reprises pour les détails techniques : définir notre meilleur profil, définir à partir de combien de danses des canards nous ne serons plus photographiables, etc.
  • Prévoir une météo favorable : 50 %. On fait ça le 22 juillet. Depuis 1981, en juillet à Boulogne-sur-mer, il a fait en moyenne 14,4°C à 20,1°C (selon les années), avec des records à 8°C ou à 35,4°C, et 53,5 mm de précipitations. A priori, il ne neigera pas.
  • Louer le véhicule qui nous conduira à l’hôtel (de ville) et à l’autel (de l’église) : 10 %. On commence à s’y intéresser. Ça ne sera pas une voiture jaune poussin, Mathilde a refusé (← tiré d’une histoire vraie).
  • Se marier à la mairie : 70 %. C’est fait, mais il y aura des documents administratifs à remettre sûrement. Nous y sommes psychologiquement prêts. (Mathilde a ses témoins, Michaël pas encore).
  • Se marier à l’église : 60 %. Nous avons fait 2 rencontres et les Tourelles ; nous devons encore rencontrer le diacre, définir/écrire les textes (dialogue initial, échange de consentements, bénédiction nuptiale, 2 lectures, prière des époux, déclaration d’intentions… il n’y a que pour le Notre Père où nous sommes relativement bien avancés), définir les chants/musiques, prévoir le livret, les décorat… bon, ok 30 %.
  • Se faire porter les alliances : 40 %. Le recrutement des enfants d’honneur va bientôt être lancé, au moyen d’un casting international. A priori, nous savons qui seront les deux heureuses élues, mais elles ne le savent pas encore. Nous attendons de voir si elles ne perdent pas trop de dents d’ici juillet (indice : si vous recevez une brosse à dents pour votre anniversaire, c’est que vous êtes dans la liste). Et puis les enfants ne portent pas les alliances sur une planche à découper du pain normalement…
  • Échanger les alliances : 70 %. Après moult tergiversations depuis plus de 5 mois, nous avons enfin choisi les alliances que nous souhaiterons porter. La commande est en cours… Nous vous raconterons ça plus tard.
  • Organiser le vin d’honneur : 60 %. Depuis plusieurs mois, nous savons où, mais ne savons pas quoi. Depuis hier, nous savons qui, mais nous ne savons pas comment.
  • Tester les repas de La Matelote : 30 %. Nous devons revoir les menus, faire une pré-sélection et des tests lorsque Mathilde sera disponible à Boulogne-sur-mer courant mars. Après ça, il faudra évidemment faire des retouches dans la robe et le costume.
  • Prévoir un livre d’or et une urne pour ceux qui auront préparé une carte : 2 %. Nous y pensons, ce qui est déjà le début du chemin.
  • Décorer la salle : 50 %. Le plus gros du décor est déjà sur place ; nous devons juste faire les finitions avec notre « thème », qui sera (je le rappelle), l’histoire des endives en Chine au XVIème siècle. Notre passion commune.
  • Animer la soirée : 60 %. Nous avons un DJ, et ce DJ a un plan. Ce plan implique tout de même qu’on prépare 2-3 trucs, mais ça semble bien. Pour information, il y aura un moment où on mangera, et aussi un moment où on dansera.
  • Choisir la musique d’ouverture de bal : 40 %. Nous cherchons, et avons quelques pistes (audio), mais pas encore de certitude. Nous avons écouté un nombre de valses qui dépasse l’entendement. Après le mariage, nous vous dévoilerons quelques idées que nous avons eus, et vous pourrez vous moquer gentiment (nous vous donnerons aussi les noms des photographe et DJ bien sûr, mais pour l’instant nous allons distiller un peu les informations).
  • Apprendre à danser : 2 %Une fois, on a tenté 3 pas. Ca n’est pas notre point fort.
  • Prévoir le voyage de noces : 30 %. Depuis un moment, nous savons où nous comptons aller ; depuis l’été dernier, nous savons même ce que nous aimerions y faire. Depuis cette semaine, nous savons à peu près qu’il sera possible de le faire fin juillet-début août.
  • Mettre à jour ce petit site (au moins) tous les 22 du mois jusqu’au mariage : 25 %. C’est en cours, nous ne savons pas si vous avez remarqué…

Voilà où nous en sommes. A 1168 % d’avoir tout complété pour dans 5 mois, en somme.

A propos de la danse

Dans 6 mois pile, nous nous marions. Dans 6 mois pile, nous allons donc devoir danser pour ouvrir le bal.

Petit problème : notre niveau de danse s’apparente davantage à celui d’un crabe ivre monté sur sur un monocycle qu’à celui d’humains de 30 ans. Nous savons bouger un peu les jambes, les bras et tout ça, mais pas avec coordination ou grâce, vous voyez. L’avantage, c’est que la robe peut masquer un peu les pieds, mais on ne peut pas compter que là-dessus.

Du coup, depuis 2-3 mois, nous lisons des articles (« Comment ouvrir le bal sans passer pour un gland » par exemple), nous écoutons régulièrement des musiques, regardons des vidéos d’ouverture de bal, des extraits de films, et commentons : trop long, trop triste, trop rapide, trop lent, trop difficile, trop ridicule, trop de paroles, trop déjà-vu…

Finalement, notre objectif est simple : nous voulons quelque chose de nouveau, de court, gai, facile à danser de façon originale et élégante. Notez que nous sommes prêts à prendre quelques heures de cours de danse si besoin : nous ne demandons pas la lune entière, juste quelques croissants.

Un peu de tout y est passé : Chostakovitch, Tchaïkovsky, Strauss, quelques playlists sur Deezer, nos collections personnelles et du côté de celles de notre DJ, Emilie Simon, Ennio Morricone, Hans Zimmer, John Williams, Alan Forresti, Joe Hishaishi, Dario Marianelli, André Rieu… On va finir sur du François Feldman, vous allez voir. « Valses de Viennoiseries », comme ça, on aura eu les croissants et les petits pains.

Bon, rassurez-vous, même si nous ne nous sommes pas encore mis d’accord, nous avons bien avancé. Il faudra bientôt choisir entre les 5 chansons (au moins) encore en lice… à moins qu’on en découvre encore d’autres qui nous conviennent ! Evidemment, même quand nous nous serons décidés, nous ne vous dirons rien (surprise oblige). Mais il fallait que vous sachiez à quoi nous consacrons notre temps libre.

Une histoire de date

Nous sommes ensemble depuis le 25 janvier 2008. Mathilde avait 7614 jours et Michaël en avait 100 de plus.

Nous nous sommes fiancés au bout de 1320 jours — le 6 septembre 2011…

Nous avons vraiment commencé à faire des démarches pour se marier à partir du printemps 2015 (environ 1320 jours après les fiançailles). En août cette année-là, nous avons visité une très jolie salle à Fréthun, à 40 km d’Outreau (Michaël) et 122 km de Sainghin-en-Mélantois (Mathilde). L’éloignement avait été choisi de façon inversement proportionnelle au nombre d’invités, en pondérant sur l’âge moyen des invités, le taux de roue motrice par véhicule mobilisé et leur nombre médian de chevaux.

Après réflexion, il a finalement semblé préférable de se rapprocher d’une des deux familles, afin de déplacer le moins de monde possible. Au début du printemps 2016, nous avons donc contacté les Jardins de la Matelote à Boulogne-sur-mer. 

Certaines dates en été 2017 ne convenaient (déjà !) plus à la mairie, d’autres ne convenaient plus à la maison paroissiale, et les dernières ne convenaient plus à la salle. Bref ! Après quelques allers-retours auprès de nos 3 principaux interlocuteurs, nous avons fini en juin 2016 par retenir la date et les lieux du mariage…

Finalement, ce sera le 22 juillet 2017, à 13h30 à la mairie d’Outreau, puis à 14h30 à l’église d’Outreau (a priori…) et ensuite aux Jardins de la Matelote ! Au moment de dire « oui », nous serons ensemble depuis 9 ans 180 jours 21 heures et quelques minutes…

Oh, nous savons bien ce que vous pensez !

Pourquoi ne pas avoir attendu le 28 juillet à 21h55, pour fêter la 300 millionième seconde de vie commune ?

Aucune mairie n’accepte de marier un vendredi soir à 21h55.