Le GR30 – J2 – D’Orcival à Aydat

Quel plaisir de dormir dans un vrai lit !

Quelle horreur de remettre des chaussettes humides à 8h du matin (les porter est le meilleur moyen de les sécher : nous ne pouvons pas les accrocher sur le sac car le temps est humide… et les enfermer dans un sac risquerait de donner naissance à une nouvelle arme chimique).

Pendant ce temps, dans un univers parallèle, nous décidons de passer notre journée sur une plage de sable fin, à proximité d’un bar à cocktails.

Ce matin, après le petit-déjeuner (dans la charmante vaisselle du sympathique hôtel La Cascade), Michaël ne refait pas preuve de clé-ptomanie et nous prenons une fois pour toute la route à partir de 8h53…

Nous commençons par une courte remontée raide jusqu’à La Chapelle Notre Dame d’Orcival. Au bout d’une demie-heure, il y a un accès au château de Cordès mais il faut emprunter le GR4 ou 441… on ne peut pas faire 3 GR à la fois, ahah 😉

C’est surtout une longue balade champêtre et forestière qui nous attend, avec peu de points de vues, et moins de dénivelés qu’hier.

Après Recoleine (933m) vers 12h10, nous suivons comme toujours la marque blanc et rouge en direction de Laschamp. C’est notre objectif, à 4 km de là, pour nous arrêter manger : nous serons ainsi à 15 km sur les 25 prévus ! Nous forçons un peu pour ne pas faire de pause donc, mais le jeu en vaut la chandelle…

… sauf qu’au bout de 1,5 km (20 minutes), nous nous rendons compte que Laschamp n’est pas sur le GR30 ! En fait, nous avons quitté le GR30 pour le GR4 (deux GR donc la même marque blanche et rouge)…

Nous mangeons là en 20 minutes avant de retourner à la croisée des GR, vers 13h30. Nous avons bien fait 15 km mais « seulement » 12 sur 25 du GR30.

Dès le début d’après-midi, nos pieds nous font mal. Quelques crevasses se dessinent, et des cloques apparaissent sur l’avent-pied : les chaussettes et chaussures humides depuis hier en sont très certainement en cause, avec des petits glissements et frottements…

Après le lac de la Cassière et notre première pause pour libérer nos pieds et s’automasser sur le bord de route, nous avons deux options : le GR30 qui monte vers Aydat via Rouillat-Bas (8,5 km) ou la route D90 qui indique Aydat à 5 km, mais est hors GR… Finalement, en dépit de notre démarche boitillante, on suit le GR30 qui nous permet d’avoir un beau panorama en surplomb sur lac de Cassière.

Ce premier lac du jour est le frère du lac d’Aydat : ils résultent du blocage de la rivière Veyre par une coulée de lave du Puy de Vache, il y a 8000 ans de ça. Sur le chemin vers le lac d’Aydat, à partir de 16h, nous écoutons RTL sur l’iPhone de Mathilde pour le quart de finale France-Uruguay. Ça nous distrait des douleurs à l’appui…

Nous faisons notre 2ème pause près du lac d’Aydat, en train de le contourner (en fait nous découvrons plus tard qu’il y avait moyen de rejoindre l’hôtel depuis Rouillat-Bas sans faire le grand tour du lac…) Pendant cette pause, la France marque un premier but. Elle marquera le deuxième pendant que nous achetons notre repas de demain à la supérette d’Aydat – juste après avoir quitté le GR à Poudure à 17h05, pour gagner un hôtel ! (Voilà on pourra dire précisément où on était quand on nous demandera ce qu’on faisait lors du quart de finale de l’année où la France a gagné sa deuxième coupe du monde !)

Nous arrivons péniblement au bar-restaurant La Cocotte Bleue (à Sauteyrat, à la sortie d’Aydat) où nous prenons le match à la 80ème minute ; nous y retournerons après notre douche, pour le repas. Notre hôtel est juste en face : l’hôtel des Cygnes… qui change de propriétaire la semaine prochaine (ouf, on a failli avoir marché 2 km hors GR pour rien !)

Nous avons une vue sur le lac, une douche, de la crème de massage pour les pieds… et nous sommes en demi-finale.

Finalement, à part nos cloques, tout va bien !

Pendant ce temps, dans l’univers parallèle, nous commandons un huitième cocktail.

(Selon le topo-guide : 24,5 km en 6h15 – mais nous avons fait une erreur de 3 km et ajouté 2 km pour rejoindre l’hôtel. En pratique, nous avons randonné 28,8 km de 8h53 à 17h38, soit 8h45. Note : à partir d’aujourd’hui, l’appli ne compte plus les pauses, ce qui permet d’avoir notre temps de marche réelle de 6h32 (donc 2h13 de pauses) et notre vitesse.)

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Le GR30 – J1 – De La Bourboule à Orcival

Ce matin, nous nous sommes levés à 7h45. Il ne pleuvait plus. Nous sommes descendus à 8h pour le petit-déjeuner. Il pleuvait. Les nombreux sites de météo consultés hier auraient donc raison ?

Nous débutons quand même la randonnée à 8h49. À 8h55, après 500 mètres, Michaël retourne à l’hôtel pour rendre la clé gardée dans sa poche (personne n’est à 1 km près, n’est-ce pas !). Nous re-débutons la randonnée en direction du départ du GR30, sous la brume et la pluie.

Pour résumer l’essentiel de la matinée : on a marché, il a plu, on a eu froid, on n’a rien vu. C’est bien d’aller à Orcival mais voir des panoramas sur le trajet, ça serait bien aussi… (parce que bon, on ne connaît personne à Orcival, ça n’est pas un but en soi, vous voyez). Pour la première fois, nous utilisons nos couvertures anti-pluie sur les sacs. Au moins, ici, on ne risque pas d’être suivis par les incendies comme en Corse… (A priori peu de chance de réveil des volcans par ailleurs).

Vers 11h10, nous arrivons au Puy Gros (1485 m), premier sommet de ce GR30, où nous sommes accueillis par un troupeau de vaches Salers (outre un tour des lacs, c’est également un tour des vaches d’Auvergne : aujourd’hui, nous avons vu 3 espèces différentes). Sur ce sommet, nous avons un panorama à 360° : à gauche, la vallée glaciaire de la Dordogne, à droite la chaîne des Puys, classée à l’Unesco depuis quelques jours. Un spectacle sans doute magnifique, légèrement gâché par la visibilité limitée à 15 mètres.

Vingt-cinq minutes plus tard, contre toute attente, le ciel se dégage enfin.

Après 10 km (plus que 190 pour finir le GR30), nous arrivons vers 12h25 au lac de Guéry. C’est complètement dingue, il faut bien s’en rendre compte… L’an dernier, nous avons marché de 6h à 15h pour faire 10 km, nous avons mangé des barres énergétiques assis sur un rocher, parce que nous n’avions rien anticipé, et nous étions déjà désespérés d’être en retard sur notre planning. Cette fois, en 3h30, nous sommes dans les temps, nous étalons nos chips, saladières, compotes, madeleines, fruits secs sur une table en bois ! UNE TABLE EN BOIS ! Et nous jetons les déchets dans une poubelle sans avoir à les trimballer. Et… et en plus nous trouvons un FuzeTea dans le petit cours d’eau qui mène au lac. Le Dieu du GR (alias Tréblansurtrérouj) est décidément avec nous !

Après notre pause d’une heure, nous repartons. Nous rangeons nos protège-sacs ; nous alternons à partir de là « avec / sans K-ways », mais globalement le ciel est assez dégagé et il pleut peu après 15h ; finalement les sites de météo se sont trompés ! Les décors sont jolis, il y a des fleurs partout (et pas de granit rose ou d’éboulis comme sur le GR20).

Nous faisons un petit détour hors GR pour voir à 10 minutes de là la cascade des Mortes.

En direction du prochain lac, nous voyons les roches Tuillère et Sanadoire, avant le lac de Servières où nous faisons notre 2ème pause à 16h.

Nous arrivons enfin à Orcival vers 18h (233 habitants), où nous mangeons du Saint-Nectaire au restaurant Le Cantou, visitons la basilique, achetons notre petit repas de demain midi dans l’épicerie-fromagerie-cadeaux (près du coiffeur-Barbier-cadeaux). Il y a le wifi, du réseau, une télé, une douche. Mais qu’est-ce que c’est que tout ce luxe indécent ?

(Aujourd’hui, le temps inclut tous nos petits arrêts, sauf la pause repas de 52 minutes… soit 24,6 km en 7h25. Selon le topo-guide : 23 km en 6h20).

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